
Le Dr Mamadi Kaba président de l’Institution nationale des droits Humains (INIDH) a, au cours d’un entretien qu’il a accordé Guinee360, affirmé que l’Association des victimes, parents et amis du 28 septembre 2009 (AVIPA) a, par la voix de sa présidente Asmaou Diallo, désavoué son institution.
«J’ai entendu la présidente de l’AVIPA dire que la saisine de la CPI est un facteur de retard. Cela est un désaveu, les victimes ont désavoué la position de l’INIDH. C’est un peu choquant, mais puisque les victimes ont plus de droit que l’INIDH dans la conduite de ce dossier, nous ne pouvons être plus royaliste que le roi. Cela nous amène à nous refroidir un peu et à faire en sorte que la volonté des victimes soit faite jusqu’à ce que nous ayons la preuve que la position exprimée par la présidente de l’AVIPA n’engage pas toutes les victimes », a-t-il entamé.
Et Docteur Kaba de poursuivre: «Le jour où nous nous en rendrons compte, nous reprendrons notre bâton de pèlerin. L’AVIPA doit cesser de compter sur le soutien de l’INIDH si l’alternative à la non-tenue du procès en Guinée consiste à saisir la Cour de justice de la CEDEAO. Notre institution ne se lancera pas dans cette aventure. Nous pensons que si la Guinée n’est pas capable de tenir le procès, il faut transférer l’affaire à la CPI ».
Plus loin, il a fait savoir qu’il doute des capacités générales de l’Etat guinéen à pouvoir organiser ce procès dans les plus brefs délais. Pour lui, aujourd’hui, il est évident qu’un procès ne peut pas s’ouvrir en 2017, conclut le patron de l’INIDH.

