
Les soulèvements populaires se multiplient en Guinée. Après la préfecture de Kérouané la semaine dernière, c’est le tour des populations de Beyla de se donner rendez-vous dans les rues de la ville ce mercredi 18 octobre 2017 pour dit-on dénoncer des fausses promesses du régime d’Alpha Condé.
Les manifestants en majorité de jeunes dénoncent le manque de médecins à l’hôpital préfectoral de Beyla, d’enseignants dans les écoles, le manque d’emploi de la jeunesse et d’infrastructures scolaires et mais aussi de routes.
Aux dires des manifestants en colère contre le régime Condé, plusieurs médecins et enseignants ont quitté Beyla pour une autre destination sans aucune réaction des autorités.
«Lorsqu’on a un malade, on est obligé de l’évacuer à Kankan ou à N’Zérékoré, à Macenta ou à Conakry. Les routes Beyla-Macenta, Beyla-Kankan et Beyla-Seinko sont toutes dégradées. Nous demandons leur bitumage. Les autorités n’ont pas respecté leurs promesses. C’est vraiment décevant et révoltant», indique un citoyen de la localité qui a requis l’anonymat.
A en croire nos informateurs, il y a eu un affrontement entre manifestants et forces de l’ordre qui utilisent du gaz lacrymogène. Plusieurs manifestants seraient interpelés par les forces de l’ordre.
Aux dernières nouvelles, les manifestants sont massés devant les locaux de la gendarmerie pour exiger la libération des personnes arrêtées.
La semaine dernière, c’est la ville de Kérouané qui était en ébullition. Les populations ont manifesté pour dénoncer l’enclavement de leur préfecture. Le Député Amadou Damaro Camara du RPG avait échappé de peu à un lynchage au cours d’une mission de sensibilisation.


