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Une ONG exhorte les hommes d’exiger à ce qu’ils ne se marient qu’aux filles non excisées

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Mariama Mounir Camara et Aissata Mounir Camara sont deux jeunes activistes guinéennes établies aux Etats-Unis où elles opèrent depuis 2008. Les deux cofondatrices de There is no limit séjournent actuellement au pays où elles sont porteuses d’un projet axé sur la campagne contre l’excision et autres mutilations génitales féminines.

 

 

Partie du constat selon lequel la Guinée, à travers le monde, occupe la 2e place dans la pratique de l’excision après la Somalie, les deux activistes entendent briser le silence autour de cette pratique qui cause plus de problèmes sanitaires à la femme qu’elle n’en résolve.

L’autonomisation des personnes, notamment les femmes, est le cheval de bataille de la Fondation There is no limit, break the silence. Et s’il y a encore des personnes qui pensent qu’elles n’ont pas d’opportunités. Et donc, qu’elles ne peuvent avoir un succès, ces deux sœurs ne voient pas quant à elles dans cette direction. D’où la dénomination de leur organisation qui veut dire qu’il n’y a pas de limite dans cette vie. Plutôt, c’est l’Homme qui définit sa limite. «Car, la pauvreté n’est pas une fatalité. Puisque si on est né pauvre, cela ne veut pas dire que l’on doit rester éternellement dans cette pauvreté. Non ! On peut donc changer sa vie en travaillant dure», soutient Aissata Mounir Camara.

La Fondation There is no limit n’est pas une association de chambre qui reste clouée dans ses bureaux pour recueillir des informations sur la toile et les étaler à l’opinion publique. Toute chose qui justifie la présence de ses membres présentement à Conakry où est présente sur tous les fronts pour véhiculer le message dont elles sont porteuses.

Au regard de la complexité du sujet, Mariama Mounir Camara dit avoir un respect religieux pour la culture qu’elle ne tente nullement de dénigrer. «Nous respectons la culture. Mais nous respectons également les droits humains. Or, l’excision est contre le droit humain. Parce qu’on soumet la jeune fille à une pratique dont elle n’est pas consentante», regrette l’activiste.

En Guinée, 96% des femmes sont excisées. Un taux plus qu’alarmant dans un pays où le nombre de femmes dépasse celui des hommes. Cela suffit-il pour justifier le taux de mortalité maternelle sans cesse croissant ces derniers temps ? Rien n’est moins, de l’avis des sœurs Camara. Et c’est pourquoi elles exhortent aux hommes d’exiger à ce qu’ils ne se marient qu’aux filles n’ayant pas connu l’excision.

Le chemin est tortueux et parsemé d’embûches. Mais cela ne décourage guère les deux activistes qui sollicitent l’adhésion de chacun et de tous à leur combat qu’elle trouve plus que noble.

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