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Guinée: Écartée des négociations entre les syndicats et le gouvernement, la COSATREG parle de manipulation

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Guinée: Les membres de l’unité d’action syndicale COSATREG n’ont pas été conviés à l’audience que le président Alpha Condé avait accordée jeudi 15 février aux syndicalistes au palais présidentiel. Ils se disent surpris et accusent le SLEG et la FSPE d’avoir été manipulés par l’inter centrale syndicale CNTG-USTG.

Un premier communiqué qui invite l’ensemble des centrales syndicales à une concertation avec le président guinéen a été rendu public le 13 janvier. Le lendemain, un autre communiqué a cité les centrales inscrites à Sékhoutouréya. Et là, la COSATREG a été ignorée. Boubacar Biro Barry, le secrétaire adjoint de ce syndicat accuse la CNTG et l’USTG d’être derrière cette manœuvre: “Il semble que les fédérations syndicales de l’éducation, le SLEG et la FSPE, sous la pression des deux centrales syndicales CNTG et USTG, ont dit au gouvernement que si nous autres, nous participons à cette rencontrent, ils ne viendront pas. Alors nous avons été très surpris par cette attitude que nous jugeons irresponsables…”

La COSATREG dit être la première à lancer ce mot d’ordre de grève. La rencontre avec Alpha Condé n’a pas été inclusive, s’est plaint Boubacar Biro Barry: “Nous nous n’avons exigé qu’une chose au préalable, c’est la mise en place d’un cadre structurée et formalisé de concertation participative. La représentativité est une convivialité. Vous ne pouvez donc pas nous représenter si nous ne sommes pas d’accord. Donc c’est de la gymnastique inutile qu’ils sont en train de faire …”

Cette rencontre ne devrait pas avoir lieu à la présidence de la République si les représentants du chef de l’Etat à la base étaient compétents, martèle le secrétaire adjoint de la COSATREG: “Ce sont des propositions qui ont été faites, pas une négociation en soi. Le président de la République n’est pas un interlocuteur. La présidence n’est pas un cadre pour les négociations. C’est arrivé à son niveau parce que le dossier a été mal géré…”

La réalité, selon Boubacar Biro Barry, est qu’on ne veut pas une unité d’action entre les centrales syndicales guinéennes. Pour lui, l’objectif c’est de les mettre dos à dos parce que cela fait l’affaire du pouvoir.

 

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