
Pour dénoncer l’insécurité grandissante à Conakry, les acteurs de la société civile ont prévu d’organiser une marche à Conakry. Celle-ci devait avoir lieu lundi dernier, mais pour être conforme à la loi elle a reportée au 19 février.
«Nous avons tenu une réunion dans la soirée de vendredi pour évaluer l’impact du niveau d’avancement par rapport à l’organisation de la marche pacifique que toutes les plates formes de la société civile avaient prévue pour ce lundi 16 février. Au cours de cette évaluation on s’est rendu compte que certains aspects ont été omis, entre autres nous ne sommes pas dans la légalité avec les trois jours francs par rapport au dépôt de la lettre d’information auprès des autorités communales de Kaloum. Pour être donc en conformité, nous avons décidé de reporter ladite marche pour que le courrier soit prêt à partir de ce lundi », a indiqué Lansana Diawara, président du Réseau Citoyenneté, Producteurs et Consommateurs (RECIPROC).
Quant à Dr Dansa Kourouma, président du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG), a dit qu’il y a une possibilité de discuter avec les autorités sur la tenue de cette marche.
« Le document qui nous avons reçu de la part des autorités (la mairie de Kaloum) n’interdit pas la manifestation. Il met un peu de bémol par rapport à l’occupation de la voie publique. Nous avons encore la possibilité de discuter avec l’autorité. Nous n’avons pas une marche orientée contre le pouvoir », a-t-il dit lors de l’émission les ‘’GG’’ d’Espace FM, avant de qualifier ces raisons de ‘’superflues’’ : « On parle du calendrier du Premier ministre qui serait très occupé à la stratégie zéro Ebola en 60 jours. Son calendrier ne le permettra pas de recevoir une délégation de la société civile. Dans ce contexte, le gouvernement ne va pas autoriser une manifestation qui aura pour conséquences l’occupation de la voie publique. Il demande à la société civile d’initier d’autres actions qui n’auront pas d’effets sur l’ordre publique.»
Lansana Diawara a promis que le jeudi 19 février, la marche aura lieu sur toute l’étendue du territoire national : « La marche nationale aura lieu le jeudi prochain à Conakry et partout où nos démembrements existent à l’intérieur du pays. Ça va être un mouvement d’ensemble pour dénoncer l’insécurité et les menaces dont les citoyens sont victimes aujourd’hui dans notre pays ».
Ces derniers temps, Conakry connait une insécurité accrue. Des hauts responsables du pays ne sont pas épargnés.
El Hassane
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