
Le président en exercice de l’Union Africaine, en visite à Paris pour une levée de fond en faveur de la Guinée, a mis un bémol dans les propos qu’il tenait jusque-là sur les relations entre l’Afrique et la France.
Dans une interview accordée au journal Le Monde, le président guinéen s’est défendu de ses propos et a affirmé ne jamais avoir dit de couper toute relation avec la France et l’Occident en général.
Pour Alpha Condé, quand il appelle ses collègues africains à couper le cordon avec la France, il veut dire que les Etats africains doivent avoir des relations d’Etat à Etat avec la France, comme deux Etats souverains qui coopèrent ensemble.
« Quand on a un cordon ombilical, c’est que l’on est encore bébé. Donc, quand je dis qu’il faut couper le cordon ombilical avec la France, cela veut dire que nous devons avoir des relations entre Etats souverains et égaux. Cela ne veut pas dire couper les relations » a affirmé le président Condé.
Il demande que la France considère les Etats africains comme des Etats souverains et « adultes » en prenant l’exemple sur les relations entre les Etats africains anglophones et le Royaume-Uni : «Nous voulons aujourd’hui que la France considère les Etats d’Afrique francophone comme des Etats adultes et que l’on discute de partenariats. Quand vous prenez les pays anglophones, ils ont des rapports d’Etats souverains avec le Royaume-Uni. Couper le cordon ombilical, ça veut dire que nous sommes devenus majeurs. Mais je sais que la France, au fond, est d’accord de couper ce cordon, car c’est ce qui lui convient aujourd’hui le mieux.»


A quelques mois de la fin de son mandat, il se décide d’aller lever des fonds pour financer le développement de la guinée. Tous les présidents l’ont fait au tout début de leur magistère, lui il attend la fin. C’est mettre les bœufs derrière la charrue. Que nous cache ce vieux. Son échec est patent et ce n’est pas maintenant qu’il va redresser la barre.