
C’est un coup de tonnerre à l’Université de Labé, les enseignants assistants de l’institution affirment qu’ils n’ont pas été et ne seront pas à Hafia pour dispenser les cours avant la satisfaction de leurs revendications. L’annonce qui contredit l’affirmation du décanat a été faite tard dans la soirée de ce lundi, au lieu d’embarquement des enseignants, communément appelé « base des professeurs », à N’Diolou dans le quarter Pounthioun.
« Les enseignants sont là, si des étudiants se présentent, on va donner des cours. Nous ne sommes pas dans une logique de grève» affirmait ce lundi matin le recteur de l’Université de Labé.
Face à cette déclaration, des enseignants assistants de Hafia ont tenu une réunion d’urgence dans la soirée de 18 heures à 18 heures 40, pour démentir leur présence à l’université ce 16 octobre.
« Ce n’est pas vrai. Aucun enseignant qui se sent concerné par cette revendication n’ira enseigner, » affirme un d’entre eux.
« Aucun professeur n’était à Hafia. C’est à cause du fameux problème des enseignants assistants. Lors de la réunion d’ouverture, il n’y a pas eu de consensus à une éventuelle ouverture des classes », rajoute un autre enseignant.
« Les enseignants assistants de l’université de Labé sont solidaires de leurs collègues des autres établissements enseignement supérieur du pays. Alors, pas question de reprendre cours les avant satisfaction de nos revendications », enfonce cet autre enseignant en Informatique.
Plus explicite, un enseignant du département de Mathématique à l’Université de Labé, rappelle ce qu’ils appellent être rétablis en ordre :
« Rétablir les enseignants et attachés de recherches, consiste à faire un arrêté qui inclut leur part. Parce qu’un arrêté conjoint du ministère de l’enseignement supérieur et celui de l’économie et des finances a été signé, attestant que les enseignants qui ont le rang de maîtres assistants, de maîtres de conférences et de professeurs bénéficient respectivement de 6.000.000, de 8.000.000 et de 10.000.000 de francs guinéens» précise le sieur, dans la colère.
Ce mardi matin, leur collectif s’est donné rendez-vous à leur lieu d’embarquement à N’Diolou. « Nous sommes ici pour vérifier si un seul enseignant daignera embraquer pour aller dispenser des cours à Hafia» ont t’ils déclarés dans la foulée.
A l’Université de Hafia , « 125 des 130 enseignants sont assistants », selon des statistiques du décanat affirme un enseignant en Sociologie.
Une fronde de ces derniers risques de paralyser considérablement les études à Labé, en début de la rentrée universitaire.
Abdoulaye Sadio Diallo de Labé, pour Guinée360

