
S’achemine-t-on vers un affrontement plus sanglant dans la ville Boké que celui qui a opposé les jeunes aux forces de l’ordre?
A l’heure qu’il fait, la ville de Boké est au bord de l’implosion. Après l’attaque des domiciles privés du directeur préfectoral de l’éducation et du fédéral du RPG Arc-en-ciel, des jeunes se sont constitués en groupes d’autodéfense.
Certains, parmi eux n’hésitent pas de se munir des machettes, des coupes-coupes et des couteaux.
Quand on leur interroge sur l’opportunité de leur agissement, ils se défendent de vouloir se protéger et protéger leurs domiciles.
Inquiet par la montée des violences, un doyen se confie: » Comme vous n’êtes pas d’ici, vous ne pouvez pas comprendre qu’il y a risque d’affrontements interethniques à Boké. Et pourtant, il y a des risques énormes« .
Assis au milieu des jeunes tous armés de coupes-coupes, un jeune, le leader du groupe, aiguise sa machette. « Nous sommes là parce que nous avons appris qu’il y a des gens qui veulent nous attaquer. Donc, nous les attendons. On ne laissera plus personne détruire nos habitations« .
« Nous sommes prêts à mourir, mais on ne se laissera pas faire« , renchérit un autre qui brandit son arme.
Étant en retrait au niveau des édifices publics, les forces de sécurité observent la scène. « Ces violences ne sont pas dues seulement à la réclamation de l’électricité, il y a autre chose« , nous chuchote un officier de la gendarmerie.
Depuis Boké, Abdoul Malick Diallo, envoyé spécial


