
Le collectif des opérateurs économiques guinéens a tenu une réunion de concertation dans l’après-midi du vendredi 15 décembre 2017 dans la commune de Matam suite au kidnapping d’El hadj Abdourahamane Bindy Diallo depuis mardi 5 décembre.
Dans une déclaration publiée à cet effet, les opérateurs économiques disent constater avec regret la persistance de l’insécurité dont ils sont victimes depuis plus d’une décennie et qui s’illustre par des pillages répétitifs de leurs commerces à travers le pays lors des événements publics.
«Tous ces actes délictueux sont demeurés totalement impunis. Ainsi plus de 1568 opérateurs économiques en ont été victimes ces dernières années avec un préjudice financier évalué à plus de 219 milliards Gnf», a déploré le porte-parole des opérateurs économiques, Me Thierno Souleymane Baldé. Et d’ajouter : «L’insécurité règne en maître absolu et se caractérise par des cas de vols à mains armées, de destruction des biens, la pratique du vol des véhicules, des coupeurs de route et bien d’autres».
La situation empire et 17 opérateurs économiques ont été déjà kidnappés avant d’être libérés après le paiement d’une rançon. Certains kidnappeurs ont été arrêtés, jugés et condamnés. Malheureusement, ceux-ci ont été libérés avant d’avoir purgé leurs peines. Les opérateurs économiques invitent donc le gouvernement à prendre des mesures adéquates et urgentes immédiatement afin de sécuriser les citoyens et en particulier les commerçants. Face à l’insécurité grandissante, les commerçants menacent d’organiser des journées sans commerce dans tous les pays.
«Nous nous réservons le droit d’organiser des journées sans commerce sur toute l’étendue du territoire national en solidarité aux opérateurs économiques victimes de violence physique et perte de leurs biens par des actes illégaux des bandits en cas de passivité du gouvernement face à notre inquiétude de la menace dont nous faisons face quotidiennement dans notre travail», ont-il indiqué.
Selon les opérateurs économiques, ces journées sans commerce serviront à attirer l’attention du chef de l’Etat et du gouvernement sur l’insécurité et les exactions dont ils sont l’objet tous les jours.

