
Touchées de plein fouet par des agressions, convocations et suspensions, les associations de presse s’évertuent à diversifier leurs moyens de recours. Même si l’optimisme d’être rétablies dans leur droit est grand, le chemin pour sortir de ce musellement s’annonce long.
Après la stratégie de la marche, la non reconnaissance de la Haute autorité de la communication dans sa configuration actuelle, et la plainte, déposée ce jeudi 16 novembre, contre l’Escadron no 3 de Matam, les associations de presse veulent organiser des journées sans presse. C’est ce qu’a annoncé le président de l’Association Guinéenne des Editeurs de la Presse Indépendantes (AGEPI) lors du dépôt de leur plainte.
» Aujourd’hui nous sommes allés plus loin, parce que nous demandons à nos organes membres de ne plus couvrir les activités de la Haute Autorité de la Communication et de ne plus relayer leur message. Nous irons sur des journées sans presse 24h ou 48h très prochainement, jusqu’à ce que nos amis soient rétablis dans leurs droits”, affirme Moussa Ibn Conté, avant d’ajouter: » Toute initiative allant dans le cadre de la défense des droits de la presse est la bienvenue.
Nous allons nous retrouver au sein des associations pour statuer sur la prochaine étape. Nous maintenons le boycott des activités de la HAC et le retrait de nos anciens représentants. Nous restons groupés parce qu’ensemble nous serons une force qui pourra déplacer même une montagne ».
Par: Kadiata Thiam
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