
La journée du mercredi 15 novembre 2017 a été vive de tension. Les élèves des écoles publiques sont descendus dans les rues pour exiger le retour des enseignants dans les différentes salles de classe.
S’exprimant sur le bilan de la journée de mercredi, Mohamed Bangoura, l’un des porte-paroles du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), a indiqué que sa structure ne compte pas baisser les bras, ceci jusqu’à l’obtention des points de revendication.
« Nous demandons à l’ensemble des enseignants de la République de Guinée, voulant changer les conditions de vie et de travail, d’observer le mot d’ordre de grève jusqu’à la satisfaction de nos différents points revendications. Nous invitons les parents d’élèves à donner des sages conseils à leurs enfants, de les maintenir à la maison, pour éviter d’être violentés par les forces de l’ordre ».
Jusqu’hier, le département de l’éducation semblait minimiser l’ampleur de la grève lancée le lundi 13 novembre.
Dans un communiqué lu sur les médias publics, le ministère de et de l’Alphabétisation avait brandi des menaces à l’endroit « des fauteurs de troubles »: « Le ministère de l’Education et de l’Alphabétisation, invite tous les enseignants de son ressort à poursuivre les cours sans craintes, ni paniques, dans l’intérêt supérieur de nos enfants. Il rassure, que le gouvernement continuera à prendre toutes les dispositions nécessaires au respect du calendrier scolaire dans la quiétude et la cohésion sociale. Il invite les parents d’élèves à croire à la volonté de tous les enseignants de mener à bien leur activité ».
Une menace à laquelle le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée ne semble pas se plier vu le suivi de la grève par une bonne partie des écoles publiques.
Par : Mamadou Oury Kankalabé Diallo

