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Les autorités ivoiriennes nient avoir interdit à Dadis Camara de passer par Abidjan

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En Guinée, la police antiémeute a eu recours à des gaz lacrymogènes, samedi, pour disperser un rassemblement réclamant le retour d’un ancien dirigeant militaire qui veut se porter candidat à la présidence malgré les accusations auxquelles il fait face pour un massacre commis en 2009.

Un reporter de l’Associated Press ayant assisté à la scène a vu des policiers antiémeute tirer des gaz lacrymogènes sur une foule d’environ 200 partisans de Moussa Dadis Camara réunis à l’aéroport de Conakry qui refusaient de quitter les lieux.

Le gouvernement n’a pas commenté l’incident dans l’immédiat.

Le samedi 15 août, alors que le candidat à la présidentielle guinéenne s’était rendu à l’aéroport international de Ouagadougou pour son vol, il a été refoulé, nous rapporte notre confère l’Observateur Paalga.

Des rumeurs laissaient entendre que Moussa Dadis Camara, qui s’est emparé du pouvoir en 2008 avant de partir en exil au Burkina Faso en 2010, allait revenir en Guinée samedi, mais il n’a été vu nulle part à l’aéroport.

Son parti politique a publié un communiqué disant que son arrivée était improbable parce que les autorités en Côte d’Ivoire auraient refusé qu’il fasse escale à Abidjan. Un porte-parole du ministère ivoirien de l’Intérieur a indiqué qu’il n’était pas au courant d’un ordre interdisant à M. Camara de changer d’avion à Abidjan.

En septembre 2009, la garde présidentielle de M. Camara a ouvert le feu sur des manifestants qui réclamaient sa démission, tuant au moins 156 personnes. Il a ensuite été atteint par des tirs à la tête lors d’une tentative d’assassinat perpétrée par son propre garde du corps, avant de partir au Burkina Faso.

En juillet, l’avocat de M. Camara a indiqué qu’il avait été officiellement accusé en lien avec le massacre, mais l’ancien président a tout de même annoncé qu’il se porterait candidat à la prochaine élection présidentielle en Guinée, prévue en octobre. Le président Alpha Condé, devenu en 2010 le premier président démocratiquement élu de l’histoire de la Guinée, brigue un deuxième mandat.

Des participants au rassemblement de samedi ont déclaré qu’ils avaient l’intention de retourner à l’aéroport une fois que les gaz lacrymogènes se seraient dissipés. Ils ont dit avoir l’intention d’y rester jusqu’au matin.

«Nous savons que le président Alpha Condé a peur de l’arrivée de Dadis en Guinée parce que Dadis est plus populaire que le président, mais nous l’attendons», a déclaré l’un des manifestants, Koulemou Haba.

The Associated Press

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