
Né en 1986 ou en 1995 ? Imbroglio, jeudi 15 juin, au tribunal de Brive (Corrèze) autour d’un passeport falsifié d’un ressortissant guinéen désormais bien inséré en France.
A l’observer à la barre du tribunal correctionnel de Brive, jeudi 15 juin, difficile de savoir si le prévenu a 22 ans comme il l’affirme ou 31 ans, comme le laisse supposer un de ses deux passeports. Ce qui semble certain, c’est que l’homme est né à Conakry en Guinée et qu’il est arrivé en France le 22 août 2011.
Titulaire d’un CAP et d’un bac pro électricien qu’il a décrochés au lycée René-Cassin de Tulle, employé en intérim depuis deux ans dans une société briviste, le prévenu est totalement inséré en France. Le 3 juin 2016, il se rend à la préfecture de la Corrèze pour prolonger son titre de séjour. Son passeport lui est demandé à des fins de vérifications.
Les analyses montrent alors que la date de naissance apposée, le 25 novembre 1995, a été falsifiée. Devant le tribunal, l’homme assure qu’il est bien né en 1995 et qu’il ne savait pas que son passeport avait été modifié. Il explique qu’il lui a été délivré par procuration par son oncle en Guinée pendant qu’il était pris en charge au centre d’accueil pour mineurs isolés de Treignac.
Menacé de mort dans son pays
Et le prévenu de revenir sur son histoire familiale mouvementée qui lui a fait quitter son pays en 2011. Il reconnaît être entré en France avec un vrai-faux passeport guinéen réalisé par des passeurs qui portait la date de naissance du 3 novembre 1986. « La filière ne faisait pas passer des mineurs, c’est pour ça que les passeurs m’ont fait ce passeport », se justifie le prévenu poursuivi pour usage de faux document administratif.
« C’est mon oncle qui m’a conseillé de partir en France après le décès de mon père. Il était polygame et sa deuxième femme n’a pas voulu partager l’héritage. Sa famille m’a menacé de mort. Elle a saccagé notre maison », continue-t-il. De son côté, le ministère public penche plutôt pour la volonté du prévenu d’avoir voulu se faire passer pour un mineur pour être plus facilement pris en charge à son arrivée en France.
« Savoir s’il est né en 1986 ou en 1995 n’a plus beaucoup d’importance aujourd’hui puisqu’il n’est plus mineur. Je pense que les autorités guinéennes ont pris le duplicata du premier passeport et ont rajouté sa bonne date de naissance », explique son avocat.
« J’ai un métier, je veux rester ici »
Le prévenu souligne qu’il était arrivé en France en possession d’un jugement supplétif du tribunal d’instance de Conakry confirmant qu’il était bien né en 1995.
« J’avais déjà fait renouveler trois fois mon titre de séjour avec le même passeport sans problème », constate l’homme qui espère pouvoir rester en France : « Je n’ai pas envie de rentrer en Guinée. J’ai un travail, je suis électricien et en Guinée il n’y a pas l’électricité partout ».
Le ministère public a requis 2 mois de prison avec sursis et la confiscation du passeport. Le jugement a été mis en délibéré au 6 juillet.



Oui laisser le petit fait sa vie en france l
C’est l’autorité guineen qui font les faux papiers. Il faut souvent contrôle les papiers en Guinée
la france a obtenir un vrai papier de sejour .Mais ce que je apprecie pas c’est dire qu’il ne revient plus dans son pays…