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« A mon tour de Pan pan pan » par Soulay Tchian’guel

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Awa pan, pan, pan ! Je suis de retour pour jouer le péteux grandiloquent. De retour pour mimer le foutu intello délinquant au verbe déliquescent. Oui, de retour pour vous enquiquiner de mon français virevoltant. Que du temps s’est écoulé depuis notre dernier rendez-vous excitant. Pendant que ces derniers temps j’ai été abonné aux absents, j’ai observé ces derniers moments notre pays dérivant, agité par tous les vents piteusement déprimants. J’avais décidé d’observer ce petit silence reposant, en sevrant mes auditeurs et lecteurs de mon ton insolent. Je m’étais reposé un peu l’esprit insouciant, en espérant que l’ange du bien se penchât au-dessus de mon oreiller désespérant dans ce bled aux espoirs s’éteignant. Ce pays, mon pays est au creux d’un tourbillon malfaisant. Les enfants de Dieu sont devenus des rejetons d’un diable se sédentarisant. Je ne sais plus à quelle puissance vouer le destin de mon peuple mille et une fois trituré par tous les types de tyrans. Mais pardon pour mon égarement. Pardon pour mes errements. Je suis de l’école d’une République où le chef est un champion impuissant. La République où le choix obéit plus à la consonance d’un nom bien sonnant qu’à la réalité d’actes concrètement trébuchants. Si vous trouvez cela répugnant, c’est que vous n’êtes pas de mon bled répugnant.
Pardon, parce que mon malheur de chiant garnement, c’est d’avoir vu ma femme mourir avant de me dire qui étaient réellement mes enfants. Si elle avait été vivante, sûr que je ne l’aurais pas foutu en cloque aussi facilement et que la moitié de ses rejetons ne seraient pas de mes irresponsables descendants. Sûr que la moitié de mes spermatozoïdes récalcitrants ne seraient pas de ces couillons petits voyous bien portants. Mon malheur c’est d’avoir pas vu mon géniteur mourant, sinon sur le prépuce gigotant d’un bilakoro abusivement bandant, la moitié de mes frangins ne seraient pas de mes frères de sang. Oui, je vous le dis avec la douleur tranchante de ce petit chapeau remuant, mon malheur c’est d’avoir vu en naissant ma mère passer l’arme à gauche en ricanant. Sinon, je peux vous assurer que la moitié de son sein me serait resté pour continuer à téter éternellement. Et Etc. etc., pan, pan, pan et pan ! A chacun son malheur et ses aveux barbants. A chacun son pan, pan, pan quand il est à court de mots bien pimpants. Pour quelqu’un dont je tairais le nom flippant, c’est son gouvernement d’incompétent. Pour moi, foulèdi mauvais repentant, mes élucubrations de mauvais petit impénitent. Oui, quand j’ai un trou de mémoire me joue son tour insolent, il me restera toujours mes pan, pan, pan pour boucher le fossé humiliant !
Je sais, oui je sais que le temps de mon silence aura été plus que gavant. La violence s’est installée dans le cœur de nos gouvernants. Nos quartiers de l’axe devenus l’épicentre de l’humiliation multipliée par cent. Nos frères sortent leurs ultimes muscles dans cet environnement étouffant. Leur survie et leur dignité sont chevillées à leur capacité de résilience face aux dépravations de nos soldats sifflotant. Pan, pan, pan ! Non ! Là il ne s’agit pas d’un trou de mémoire surprenant. C’est plutôt la symphonie des balles qui nous surprennent en dormant. C’est la mélodie des armes automatiques qui nous imposent des pas de danse chancelant. Et nos élites, nos lâches et hypocrites élites jouent d’équilibrisme branlant. Renvoyant dos à dos gouvernants et opposants. Si tout le monde a tort en même temps, dites-moi qui a raison finalement. Fatalement, c’est la violence qui s’élève de nos quartiers en chantonnant. Ce sont les plus faibles qui paient l’addition en chialant. Il ne restera plus que pleurs de sang suintants, parce que nos frères n’ont plus que des cailloux volants. Et qui a dit déjà qu’ils vont baisser les bras pour autant ? Ceux qui pensent que la peur et la terreur sont les outils les plus performants pour soumettre les impuissants, qu’ils sachent dès à présent que l’injustice est le meilleur des ferments pour galvaniser les combattants qui dansent au rythme de leur pan, pan, pan !
La P’tite-Cellule conscient verra un Alpha confiant. En espérant que ce dernier ne joue pas sur le premier un grimpeur épuisant, qu’on aura plus de mots apaisants que de pan, pan, pan inconvenant, je ferme ma gueule et je dégage !

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