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Guinée : Arrestation d’un présumé djihadiste à Conakry

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La Guinée risque t-elle d’être touchée par des attaques terroristes ? Au lendemain de l’attaque de Grand Bassam en Côte d’Ivoire, un homme de nationalité mauritanienne a été interpellé le mardi 15 Mars 2016 par les services de sécurité guinéens.

Selon nos informations, cet homme dont l’identité est pour le moment gardée secrète, aurait des liens avec des groupes terroristes. Le lieu de détention de cet étranger a également été gardé secret pour permettre aux agents de sécurité de venir à bout de leur enquête.

Ce mauritanien envisageait-il de frapper la capitale guinéenne ? Avait-il des complices présents sur le sol guinéen ? A en croire à une source proche du dossier, les premières enquêtes sur cet étranger révèlent qu’il a des liens avec des groupes de djihadistes.

Au lendemain de l’attaque à Grand Bassam, une réunion extraordinaire a été convoquée par le Premier Ministre guinéen Mamady Youla. L’objectif de cette réunion à laquelle avaient pris part les responsables au niveau des différentes chaînes de commandement de l’armée et de la police, était d’explorer les voies et moyens pour renforcer la sécurité sur toute l’étendue du territoire national. Comme premières mesures, il a été décidé de renforcer la sécurité au niveau de certains sites fréquentés par les occidentaux.

La Guinée qui est engagée depuis 2013 dans la lutte contre les islamistes au nord-Mali ne dispose pour le moment d’aucune unité spécialisée dans la lutte contre le terrorisme.

Au mois de janvier dernier, le mauritanien Cheick Ould Saleck, qui est l’un des djihadistes d’Al-Qaïda au Mahgreb islamique (Aqmi) a été arrêté en Guinée avant d’être extradé vers son pays.

Originaire d’Atar, il se serait radicalisé au milieu des années 2000 avant de rejoindre le nord du Mali. En février 2011, il faisait partie d’un commando chargé de convoyer trois voitures bourrées d’explosifs du nord malien vers Nouakchott. Leur objectif était d’attaquer la Présidence mauritanienne, pour « assassiner le président Mohamed Ould Abdelaziz ».

La lutte contre le terrorisme sera très rude pour les autorités guinéennes. Depuis plusieurs mois, les services de police ne délivrent plus de carte d’identité. Ce qui fragilise la sécurité intérieur du pays. La porosité des frontières facilite la circulation des armes à feu et limite l’identification des personnes entrant ou sortant du territoire national.

Avec : Africaguinee

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