
Après une semaine tendue entre le président Robert Mugabe et son armée, des expositions ont été entendues dans la capitale Harare dans la nuit de mardi 14 novembre 2017. L’armée a pris le contrôle des médias d’Etat mais dément la rumeur de coup d’Etat.
La confusion règne ce matin au Zimbabwe, après une nuit agitée, l’armée a démenti toute tentative de putsch alors que des tirs ont été entendus dans les rues d’Harare. Les militaires assurent détenir le président Mugabe ainsi que sa famille. Selon un porte-parole des militaires qui est apparu à la télévision c’est loin d’un coup d’Etat contre le gouvernement, l’opération en cours menée par les militaires viserait des criminels de l’entourage du chef de l’Etat.
Selon d’ailleurs une source gouvernementale citée par certains médias étrangers, l’armée aurait arrêté le ministre des Finances considéré comme proche de l’épouse du président Grace Mugabe qui désire succéder à son mari.
Le président Robert Mugabe se livre depuis quelques jours à un bras de fer sans précédent avec le chef de l’armée, le Général Constantino, qui avait menacé le lundi d’intervenir si le parti au pouvoir n’arrêtait pas la purge qu’il infligeait à certains responsables du parti.
Le 6 novembre 2017, Mugabe a limogé son vice-président du pays Emmerson Mnangagwa. Mais ce limogeage n’a pas laissé les proches du président Mugabe indifférents qui considéraient le vice-président comme l’un des fidèles du président.
Ce débarquement du ministre des Finances intervient après des désaccords avec l’épouse du président, des malentendus dus à des velléités d’occuper le fauteuil présidentiels apreè Mugabe.
Par: Mamadou Oury Kankalabé Diallo

