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Guinée: Marie-Paul Huet « Le secteur du livre est malade »

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Guinée: Le secteur du livre ne se porte pas bien. C’est le constat de bons nombres d’observateurs. Avis partagé par Marie Paul huette, Directrice littéraire des Editions Gandal.

Elle souligne l’existence de beaucoup de manuscrits à éditer, mais qui ne sont pas publiable. L’événement Conakry Capitale Mondiale du Livre devrait être mis à profit pour soigner ce secteur, selon elle. Les guinéens s’intéressent peu à l’écriture et à la lecture. Le livre est pourtant en train de prendre de l’ampleur en Guinée avec l’évènement Conakry capitale mondiale du livre 2017. C’est ce qu’a déclaré Marie Paul Huet, Directrice des Editions Gandal. Pour elle, c’est une opportunité à saisir pour inverser la tendance:  » Je pense que le livre ne se porte pas parfaitement bien. On a la chance d’être labélisé par l’UNESCO,  Capitale Mondiale du Livre en 2017 donc nous pouvons dire par là que le livre est dans une phase positive et croissante. Et il faut se battre pour concrétiser tout ça… »

Il n’y a pas de crise au niveau de l’écriture, affirme Marie Paul. Mais les manuscrits non publiables sont plus nombreux. Elle a évoqué les raisons:  » Il y’a beaucoup de gens qui ont envie d’écrire parce que peut-être ils ont beaucoup de choses à dire. Il y’a beaucoup de manuscrits sur la société, des solutions que le gouvernement devrait apporter aux problèmes guinéens. C’est intéressant mais ce n’est pas toujours publiable non plus. Il faut que ce l’on veut dire puisse intéresser les autres sinon on a aucune chance de vendre ces livres. Et parfois ce sont des romans fleuves, des romans vraiment énormes et je sais qu’aucun guinéen même amoureux de la lecture ne va s’embarquer là-dedans… »

La Directrice littéraire des éditions Gandal estime qu’il y’a peu d’auteures féminins en Guinée. Elle justifie ce manque de plume féminine:  » C’est vrai qu’il y’a moins de femmes écrivains que d’hommes mais c’est compte tenu de plusieurs facteurs. Il y’a celui de l’alphabétisation, moins de femmes poursuivent jusqu’à la fin leurs études que les hommes. Et aussi parce qu’elles n’ont pas le temps d’écrire à cause des tâches ménagères que leur incombent donc ce n’est souvent pas facile pour elles… »

Marie Paul constate que les jeunes auteurs guinéens ne lisent pas suffisamment avant de se lancer dans l’écriture. C’est ce qui expliquerait le nombre de manuscrits non publiables. Pour écrire, il faut une grande culture générale, conseille Marie Paul Huet. Elle compte organiser des journées de lecture les 23 et 24 Novembre 2016 pour inciter les jeunes et les enfants à lire.

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