
La Fédération guinéenne du football (Féguifoot) sous l’égide du président Antonio Souaré, entend impulser un nouveau départ au Syli national afin de le hisser parmi les grandes équipes nationales du football moderne et reconquérir sa gloire d’antan avec le Hafia 77.
Après la non qualification du Syli national pour la Coupe du monde Russie 2018, les dirigeants du football guinéen promettent d’insuffler une nouvelle dynamique au football guinéen.
«Quand nous sommes arrivés (le 28 février 2017, Ndlr) commandes, on a promis que notre football sera au sommet et personne ne pourra l’arrêter », a souligné le président de la Féguifoot en marge d’un point de presse vendredi 13 octobre.
«A notre arrivée, tous les matchs que la Guinée avait joués pour sa qualification à la Coupe du monde étaient des échecs. Moi j’ai dit à mes collègues de se donner la main parce qu’on a une équipe qui peut faire le jeu ».
La Coupe du monde
«Nous avions l’espoir pour la Coupe du monde », déclare Antonio Souaré qui, toutefois évoque le manque des moyens du Syli national comparativement à ses adversaires. «Notre premier match c’était contre la Libye ici à Conakry et on a gagné en catastrophe 3 à 2. La Libye est venue en vol spécial et ils ont joué. Nous après le match, à 21h on était à l’aéroport le même jour pour prendre le vol pour Libye. Nous y sommes arrivés le lendemain à 22h 30. Les libyens ont dormi ici et le lendemain ils ont pris leur avion et midi déjà ils étaient chez eux. L’équipe guinéenne n’était même pas arrivée à Tunisie, elle était bloquée à Casablanca. Le surlendemain c’était le match alors que l’adversaire est dans un vol spécial. Ce sont des détails qui ne pardonnent pas dans le football d’aujourd’hui ».
Contre la Tunisie
Parlant du dernier match du Syli face à la Tunisie qui s’est soldé par une défaite, M. Souaré explique : «Ce qui s’est passé contre la Tunisie psychologiquement, nous on y était. Mais est ce que c’était le cas pour les joueurs ? Le bureau exécutif de la Fédération les avait demandé de jouer pour se réconcilier avec le public, pour l’honneur et le drapeau. Nous savons ce qui s’est passé, mais nous allons remédier à cela».
Le soutien à l’entraîneur
Face aux critiques formulées contre l’entraîneur Lappé Bangoura, le président de la Féguifoot rétorque : «Vous voulez d’un entraîneur blanc. Mais aucun entraîneur blanc ne viendra ici qui a plus des diplômes que Lappé Bangoura. Il a le diplôme A pro. C’est le diplôme le plus élevé. C’est vrai qu’on n’a pas le choix, on va renforcer le staff technique. Notre staff technique qui était là n’a pas pu faire le déplacement pour épauler l’entraîneur parce que la Guinée les à toujours employés par prime ».
La Fédération annonce également le recrutement «d’un entraîneur adjoint blanc qui va venir de la Belgique et le staff technique de la France » et que des engagements seraient déjà pris dans ce sens. «Même si nous n’avons pas la subvention de l’Etat, nous allons les recruter, mais la condition sine qua none qu’on a posée c’est qu’ils ne restent ici. Ils suivent notre championnat et nous les payons. Mais venir pour quelques jours et retourner c’est une politique qui ne convient pas à la nôtre ».
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