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Guinée: Atelier d’échanges sur la lenteur du dossier des massacres du 28 septembre

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Un atelier de formation et d’échanges sur la lenteur du dossier des massacres du 28 septembre 2009 s’est déroulé du jeudi 13 au vendredi 14 octobre 2016 à Conakry. Il aide les parents des victimes à se faire entendre pour accélérer le dossier dit massacre du 28 septembre 2009. L’ONG OSIWA  a financé cet atelier qui a regroupé 45 membres des organisations de défense des droits de l’Homme et associations des victimes.

Cet atelier vise à informer les parties prenantes de l’état d’avancement de la procédure judiciaire sur les massacres du 28 septembre, à renforcer la synergie d’actions entre les ONG et à remobiliser les victimes qui ont perdu confiance au système judiciaire guinéen. Asmaou Diallo, présidente de l’association des victimes, parents et amis du 28 Septembre AVIPA s’est félicitée de cette initiative : ‘’ C’est un projet qui nous a beaucoup plus. Cela nous permettrait de se faire entendre auprès de  l’opinion national et international, en tout cas c’est ce qu’on espère, leur expliquer où se situe ce dossier parce que nous cherchons à ce que le gouvernement nous entende et nous comprenne…’’

Des actes positifs ont été posés depuis la venue de Maitre Cheick Sacko à la tête de  la justice,  a soutenu Maitre Hamidou Barry, avocat de l’AVIPA. Il a rappelé qu’instruire un dossier basé sur un crime de masse n’est pas chose aisée : ‘’ Les crimes de masse, les crimes ou des hautes personnalités sont impliquées ne sont pas facile à instruire et à juger en Afrique. Ce sont des affaires qu’on ne peut pas trancher à la va vite, il faut aller pas à pas. Avec le Ministre Cheick Sacko, les choses ont bougé, Il y’a eu plus de 400 victimes qui ont été entendues. Nous c’est avec lui qu’on a connu ce qu’on appelle le conseil supérieur de la magistrature. Quand il y’a des actes positifs qui sont posés, il faut le reconnaître…’’

L’ONG OSIWA Guinée tient à ce que justice soit rendue dans ce dossier. C’est pourquoi elle a financé cet atelier, a expliqué Ibrahima amadou Niang, le représentant de OSIWA en Guinée : ‘’ Nous notre rôle dans cette affaire c’est d’accompagner la société parce que nous voulons la justice. C’est dans ce cadre d’ailleurs que nous avons décidé d’accorder une subvention à l’association AVIPA pour justement mener des actions qui vont contribuer à la stratégie globale qui existe déjà pour que justice soit faite…’’

Au terme de deux jours d’échanges, des recommandations ont été formulées par les participants. Elles seront consignées dans un document de plaidoyer et remises aux autorités en charge de la justice. Mamadou Aliou Balde, un des participants a lu les recommandations: ‘’  A l’issu des travaux de groupes, les participants recommandent la tenue rapide du procès, d’organiser des plaidoyers auprès des institutions nationales et internationales, partager l’information sur l’état d’avancement du dossier avec la presse et les organisations de la société civile, la réparation des dommages causés aux victimes… »

La suspension des fonctionnaires inculpés en service actuellement dans l’administration guinéenne a été également recommandée par les participants, a expliqué Asmaou Diallo, présidente de l’AVIPA : ‘’ Nous allons demandé aussi à ce que tous ceux qui sont inculpés et qui sont au commande, qu’ils soient mis en congé technique en attendant que la justice fasse son travail… »

Le ministère de la justice entend travailler d’arrache-pied pour instruire ce dossier. Cet atelier d’échanges permettra davantage aux autorités guinéennes d’accélérer cette procédure judiciaire, a promis Moussa Kourouma, secrétaire général du ministère de la justice : ’’ Je ne fais plus aucun doute que les autorités mettront fin à l’impunité que vous êtes en train de dénoncer. Les conclusions de cet atelier d’échanges auront un impact sérieux sur la suite du dossier des massacres du 28 Septembre… »   

Les avocats et responsables des associations des victimes invitent toutes les victimes à garder patience et à compter sur la justice guinéenne. L’ONG OSIWA en Guinée qui a financé cet atelier, elle, invite les participants à fournir un document étoffé aux autorités guinéennes et promet d’accompagner les associations des victimes jusqu’à ce que lumière soit faite dans ce dossier. Le secrétaire général du ministère de la justice qui a présidé l’ouverture et la clôture de cet atelier, a quant à lui, promis que les plaidoyers qui découleront de ces deux jours de travaux seront pris en compte par le ministère de la justice.   

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