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Guinée : Le Devenir soi est une exigence pour tous! (Libre opinion)

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Guinée:«Si l’humanité ne s’est pas suicidé d’ici là, si des civilisations existent encore dans un siècle, et si des historiens trouvent encore de l’intérêt à étudier ce que les hommes et les femmes vivent aujourd’hui, ils s’étonneront qu’une révolution planétaire n’ait pas éclaté en 2017 pour prévenir et empêcher la Grande Catastrophe qui s’ensuivit.

Ils disserteront doctement sur l’incurie des hommes politiques, le cynisme des patrons, la versatilité des peuples, l’arrogance des banquiers, la puérilité des optimistes, la passivité des pessimistes, la futilité des intellectuels, la vanité des économistes, la pusillanimité des médias, la résignation des faibles et la faible influence de ceux qui anticipaient ce qui se préparait.

Ils ne comprendront pas comment on pouvait, en ce temps-là, disserter avec autant de science des origines de l’humanité à l’horizon de quelques semaines pour les plus audacieux, quelques décennies.

Ils ne comprendront pas pourquoi on n’a pas vu à temps combien nos sociétés étaient suicidaires.

Ils se demanderont comment on a pu gâcher tant de ressources, de talents, d’énergie, d’altruisme, de courage et de bonté. Comment on n’a pas su établir le meilleur du monde.

De fait, très bientôt à l’échelle de l’histoire, dans un ou dix ou quinze ans, en tout cas avant 2030, si rien n’est fait, surviendra une catastrophe employant des moyens nouveaux au service de l’éternelle barbarie des homme ; un tsunami égalisateur des destins, auquel personne, pas même les plus riches ni les plus puissants, n’échappera.

Avant qu’on ne reconstruise une autre société sur les décombres de la précédente, pleurant un désastre qu’on aurait pu éviter.

De fait, si l’économie ne constitue pas l’essentiel de la réalité, ni même la principale des promesses ou des menaces à venir, c’est bien d’elle que tout part aujourd’hui.

Le fondement de ce que nous vivons, et vivrons, peut, en effet, se résumer en quelques mots : nous avons laissé se mettre en place au nom de la liberté, dans le monde tout entier, une globalisation des marchés, une société régie par l’argent, sans autre valeur que le prix des choses, sans autres règles que l’égoïsme et la cupidité, conduisant à la déloyauté et à la destruction ; sans laisser la place à une autre éthique, une autre attitude au monde, qui lui donnerait du sens.

Le marché impose ainsi, de plus en plus, sa dictature au monde, sans qu’une gouvernance planétaire le contraigne à respecter une règle de droit. En particulier, aucune règle ne limite ni ne réoriente la production de tout ce qui détruit la nature et dérègle le climat ; aucun mécanisme ne réduit la concentration des richesses ; rien n’empêche les plus vieux, de plus en plus puissants, de vivre de plus en plus aux crochets des plus jeunes, qui trouvent de moins en moins d’opportunités pour réaliser leur potentiel ; plus généralement, rien ne pousse chacun à comprendre qu’il a intérêt au bonheur des autres.

Telle est la cause de tous les malheurs du temps ; comme quand, dans la confusion extrême des courants et des rives, des fleuves se rencontrent dans un delta, incertains de leurs destins, de leur identité et de leur raison d’être, luttant pour continuer d’exister, avant de disparaître dans la mer. »

Honorable El Hadj Dembo Sylla, 1er Secrétaire parlementaire

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