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Insécurité : ce député a eu la vie sauve grâce à ses dix millions (Vidéo)

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L’insécurité est devenue récurrente à Conakry et périphéries. Le vendredi 12 juin, aux environs de 20h, le député uninominal de Kaloum a été attaqué à Coyah par des hommes armés. Honorable Baidy Aribot était parti à Coyah pour mettre en place certaines structures de l’Union des forces républicaines (UFR). Au soir, quand il est rentré à l’hôtel, il a été attaqué. Selon le député, il était suivi par ces bandits, car ces derniers, une fois à l’hôtel, ont demandé après lui.

Ce samedi 13 juin, il a expliqué les circonstances dans lesquelles cette attaque s’est produite et comment il s’est sauvé : «J’avais fini ma première étape. Je suis rentré à l’hôtel à 19h30. Je finissais de me laver quand j’ai entendu les bruits. Tous ceux qui étaient dans l’hôtel étaient en otage : des expatriés, ceux qui sont là dans le cadre d’Ebola, les jeunes qui étaient avec moi, le personnel de l’hôtel. Ils ont demandé après moi. J’étais dans la chambre. J’ai regardé par les fenêtres, j’ai vu que tout le monde était à terre. Ils étaient braqués avec des armes de guerre. Ils ont demandé aux jeunes où j’étais. Quand un des jeunes a dit que je suis sorti ils l’ont frappé. Quand j’ai vu ça j’ai pris le courage à deux mains pour sortir. Je me suis mis en face des bandits, armes braquées sur moi. Je me suis mis à discuter avec eux en leur demandant de ne pas tirer, de ne pas faire du mal. Je leur ai dit que si c’est moi qu’ils cherchent je suis devant eux et que s’ils veulent quelque chose je suis prêt à le leur donner. C’est à ce moment j’ai dit que pour vraiment sauver la situation, je vais leur donner dix millions. Je leur ai dit que si je leur donne dix millions, de prendre cet argent, parce que je sais qu’ils ont des problèmes c’est ce qui les conduit dans des situations pareilles. Ils se sont concertés. Ils m’ont suivi jusque dans la chambre. J’ai pris l’argent pour le leur donner. Après quelques minutes ils sont partis. Après quarante minutes qu’on ait discuté avec le staff de l’hôtel, j’ai dit que je ne peux pas dormir là-bas. Il me faut retourner à Conakry. Pendant que je mettais les bagages dans le véhicule et que je demandais au chauffeur de ressortir le véhicule de la cour par arrière, c’est à ce moment que j’ai reçu des rafales de balles sur mon véhicule. Je suis allé me cacher quelque part. Dans ma cachette, j’ai pris mon petit téléphone pour communiquer avec le président Sidya, qui a alerté le Directeur général de la police, M. Garhé et M. Samoura, le coordinateur de la gendarmerie. Après une heure et quelque, les agents de la Brigade anticriminelle (BAC) de Kagbélen sont venus. Mais je crois avant ça, il y avait des coups de feu, des tirs. C’est Dieu qui m’a sauvé. J’ai vu la mort en face, hein ! »

L’Honorable Baidy Aribot a affirmé qu’apparemment ceux qui l’ont attaqué n’étaient pas venus pour de l’argent, sinon ils n’allaient pas cribler de balles son véhicule. Il a affirmé s’être rappelé du meurtre de Thierno Aliou Diaouné, ancien ministre de la Jeunesse.

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