
Suite à l’appel de la grève illimitée lancée par le Syndicat des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) à partir du lundi 13 novembre 2017, le ministère de l’Education et de l’Alphabétisation condamne les agissements d’un « groupuscule d’enseignants. »
C’est le chef de cabinet qui, au nom de son département, a lancé l’invite à l’ensemble des élèves et enseignants de son ressort à poursuivre les cours comme d’habitude : « Le ministère de l’Education et de l’Alphabétisation, invite tous les enseignants de son ressort à poursuivre les cours sans craintes, ni paniques, dans l’intérêt supérieur de nos enfants. Il rassure que le gouvernement continuera à prendre toutes les dispositions nécessaires au respect du calendrier scolaire dans la quiétude et la cohésion sociale. Il invite les parents d’élèves à croire à la volonté de tous les enseignants de mener à bien leur activité.»
Dans le même communiqué, le département de l’Enseignement universitaire prévient ceux qu’ils appellent les fauteurs de troubles : «Les agitateurs seront les seuls responsables de leurs actes devant la loi, et devant l’histoire. Tout fauteur de troubles se verra exposer à des sanctions disciplinaires.»
Quant au ministre porte-parole du gouvernement, Albert Damantang Camara, il a cité deux articles du code du travail sur ce sujet sur son compte twitter.
Article 431.3 du Code du Travail : La grève doit être précédée d’un préavis permettant la négociation entre les parties. Le préavis de grève ne peut être déposé … que par une organisation syndicale représentative.
— Damantang A Camara (@DAMALCAM) 13 novembre 2017
Art. 431.7 : Même en période de grève, il est interdit à toute personne, à tout travailleur de s’opposer, sous peine de sanction pénale, par la force ou sous la menace,au libre exercice de l’activité professionnelle des salariés ou des employeurs de la même entreprise ou non.
— Damantang A Camara (@DAMALCAM) 13 novembre 2017
Au terme d’une rencontre ave le chef de l’Etat, les syndicats avaient suspendu leur grève le 20 février2017, suite à la signature d’un accord après deux semaines de négociations.
Par : Mamadou Oury Kankalabé Diallo
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