PolitiqueGuinéen de l’étranger : Amara Camara, ambassadeur de la république de Guinée en France

Guinéen de l’étranger :  Amara Camara, ambassadeur de la république de Guinée en France
Amara Camara, ambassadeur de la république de Guinée en France
Guinéen de l’étranger :  Amara Camara, ambassadeur de la république de Guinée en France

Les activités consulaires et diplomatiques constituent de nos jours de véritables vecteurs de fondement de relations bi et multilatérales entre deux États.

C’est pourquoi la Guinée, à l’instar des autres États, créé des représentations diplomatiques partout dans le monde dans le but de maintenir et développer de fructueuses relations de coopération dans divers domaines dans l’intérêt de chacun et de tous. La République de France et celle de la Guinée, sont deux États intimement liés et n’échappent pas à cette donne. Pour en savoir davantage sur les relations diplomatiques entre la République de France et la République de Guinée, votre mensuel reçoit pour vous Monsieur Amara CAMARA, Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la république de Guinée en France.

Vous êtes ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la république de Guinée en France depuis Mars 2011. Parlez-nous de votre carrière professionnelle et de quelques unes de vos activités.

Bonjour. Merci de m’offrir cette opportunité de paraître dans le bulletin du Gouvernement Guinéen.

En effet, je suis Monsieur Amara CAMARA, j’ai été nommé Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Guinée en France le 29 mars 2011 et le 5 mai 2017 en Israël. Après des diplômes de licence et d’études supérieures de Droit public international à l’Université de Paris 1, j’ai été recruté à l’Unesco Paris, le 2 août 1971 à l’Unité des voyages au bureau du contrôleur financier (BOC) pour assister le chef de la section à la vérification de la tarification et à la sélection des transporteurs.

De 1975 à 1980, j’ai été Chef de l’Unité de correspondances de CPX au cabinet du Sous-Directeur Général, chargé de la coopération extérieure, pour procéder à la bonne rédaction des documents soumis à sa signature.

De 1980 à 1981, j’ai été muté au bureau de l’Unesco à Kinshasa comme Administrateur de l’Equipement des projets au Zaïre et assistant du Représentant de l’UNESCO dans la mise en œuvre des activités du bureau.

De 1981 à 1985, je suis revenu au siège de l’Unesco à Paris, au poste d’Administrateur de Bourses, chef de la section Afrique et Amérique Latine (Division des bourses), ayant pour tâche de sélectionner, placer et suivre les bénéficiaires des bourses de l’Unesco dans le monde.

De 1985 à 1990, j’ai été affecté à Dakar comme Administrateur du Bureau régional pour l’Education en Afrique (BREDA), pour administrer les fonds, le personnel, l’équipement et l’administration générale du bureau.

De 1990 à 1995, j’ai été Administrateur de budget (Bureau du Budget), pour assurer la gestion budgétaire des Fonds-en-dépôt, des banques régionales et des comptes spéciaux.

De 1995 à 2000, j’ai été Administrateur principal, Chef de la division des ressources et programmes extra budgétaires (Bureau du Budget). À ce niveau, ma mission était d’assurer la gestion budgétaire de plus de trois cents millions de dollars du budget de l’Unesco. Ces fonds étaient de diverses sources : du système des Nations unies, des banques mondiale et régionale, des Etats membres, Fonds-en-dépôt (plus de 37 % du budget de l’Unesco).

De 2001 à 2002, j’ai été réaffecté au Bureau régional pour l’éducation en Afrique à Dakar, comme Directeur/adjoint du BREDA et Chef des sections :

– LBE : Education de base et alphabétisation : promotion de l’éducation dans le cadre de l’éducation pour tous (séminaires de formation et appuis aux Etats membres de la région Afrique) ;

– des Politiques et stratégies Educatives : Contribuer à la définition des politiques éducatives en conseillant les Etats membres et ;

– Coordonnateur des projets opérationnels : gérance et mise en œuvre de trente-cinq projets, dans le domaine de l’éducation pour plus de cinquante millions de dollars par an.

De 2003 à 2009, j’ai été désigné Doyen du collège des Médiateurs de l’UNESCO, chargé de régler les conflits entre le personnel et l’administration de l’Unesco.

Donc j’ai eu à faire différentes missions de consultation pour l’Unesco qui vont de la formation des administrateurs, hors-siège, à assurer l’intérim de chef de bureau/représentant de l’Unesco sur le terrain (Brazzaville/Kinshasa) en 2003.

Et le 29 mars 2011, le Président de la République m’a fait l’honneur en me nommant Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Guinée en France et au Portugal.

Deux ans plus tard, le 13 novembre 2013, j’ai été élu comme Membre du Conseil Exécutif de l’UNESCO et Président du Comité Spécial, devenant de facto membre du bureau du Conseil. Contribution ainsi à de nombreux colloques sur le développement économique, la coopération internationale, la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance.

Par ailleurs, je suis Président Fondateur de l’Association de lutte contre la pauvreté : KOSIMANKAN après plus de trente ans de coopération internationale, j’ai réalisé chez soi ce qu’on a fait et vu faire chez les autres. D’ailleurs quelques projets de KOSIMANKAN sont en cours de réalisation dont un centre socio-éducatif pour les enfants déshérités et la case de santé qui couvre 200 districts dans la préfecture de Kankan et Siguiri.

Au regard de ce brillant parcours, dites-nous comment vous vous êtes retrouvés dans la diplomatie ?

Je suis arrivé en diplomatie grâce à la confiance que le Professeur Alpha CONDE a placé en moi, suite à son élection à la présidence de la République en 2010.

Dites-nous comment se portent les relations franco-guinéennes vues de France ?

Je suis un Ambassadeur heureux. Nous avons réussi à faire intégrer la Guinée dans la « Normalité » de la diplomatie française. L’engagement de la France à nos côtés, dans la lutte contre EBOLA en est une éloquente preuve. Jamais, depuis notre indépendance, un tel effort n’avait été fait par la France à l’endroit de la Guinée. Qu’elle en soit remerciée. Nous souhaitons amplifier ces excellentes relations avec les nouvelles autorités françaises. Nous avons effectué une excellente mission en Normandie avec l’Ambassadeur de France en Guinée. Une première en ma connaissance. Deux Ambassadeurs sur le terrain pour intéresser des entrepreneurs normands à la Guinée. Nous poursuivons nos actions pour faire de nos relations un exemple de réussite.

Vous êtes en poste en France depuis 7 ans maintenant, dites-nous comment se passent les activités consulaires ? Et quels sont vos rapports avec nos compatriotes résidant en France ?

Les activités consulaires sont très intenses à Paris à cause de l’attractivité de notre pays et du nombre de guinéens y résidant (délivrance de visas, titres de voyages, cartes consulaires, légalisations de divers documents dont les extraits de naissances, mariage, casiers judiciaires).

Les rapports de l’Ambassade avec la diaspora guinéenne sont excellents. L’Ambassade assiste aux différentes manifestations culturelles et sociales qu’elle organise.

Face aux nombreux faussaires, la numérisation de nos différents documents rendrait notre pays crédible.

Depuis juillet 2012, je n’ai cessé de solliciter, sans succès, nos autorités afin que cette numérisation soit effective. Fervent partisan de la bonne gestion, cette numérisation nous aiderait à limiter les fraudes et à améliorer les recettes.

Nombreux sont nos compatriotes qui se plaignent de la lenteur des services quant aux procédures de renouvellement des passeports, avez-vous remédié à cette situation ? Quelles-en sont vos difficultés ?

C’est après deux ans de lutte que la mission d’enrôlement pour la délivrance des passeports biométriques est venue deux fois à Paris, pour soulager nos compatriotes. Pour la France, la Belgique, l’Italie, l’Espagne, les Pays-Bas et le Portugal, je sollicite la mise en place, en permanence, d’une machine à Paris.

A l’image de la diaspora guinéenne vivant aux USA menacées d’expulsion, avez-vous rencontré les mêmes problèmes en France ?

En matière d’immigration, la France applique une politique totalement différente de celle des Etats Unis d’Amérique. Les expulsions de France se font en fonction de la situation irrégulière sur le territoire. Chaque fois qu’un guinéen est reconnu comme tel, nous sommes dans l’obligation, vis-à-vis de l’administration française, de lui délivrer un titre de voyage pour son retour au pays. Il faut que nous apprenions à respecter les lois du pays hôte.

Pour terminer, quelle lecture faites-vous de l’évolution socio-économique et politique de la Guinée ?

Notre pays, dont les voyants étaient verts, a été arrêté dans son élan par l’épidémie EBOLA. Deux ans durant, nous avons lutté contre cette maladie ; avec des conséquences désastreuses pour notre économie. Après avoir atteint le point d’achèvement pour la première fois, nos projets de redressement économique sont favorablement accueillis par les bailleurs de fonds. Cette positive évolution doit se poursuivre. La dernière signature avec la Chine d’un engagement de vingt (20) milliards de dollars est un gage de confiance.

Nous n’arriverons à rien sans travailler. Alors, retroussons nos manches pour bâtir une Guinée prospère.

Le mot de la fin

Je réserverai le mot de la fin pour notre département. La nomination du Ministre Mamady TOURE ouvre une ère nouvelle à notre diplomatie. Sa formation, son parcours et son expérience lui permettront de réussir sa mission : faire de notre diplomatie, la vitrine d’une Guinée qui gagne et la réformer de fond en comble. Nous serons à ses côtés pour ce combat.

La Cellule de Communication du Gouvernement

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