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Guinée : au cœur du mystère des termitières-soldats de Fatako

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Surnaturel ? A l’entrée de Fatako, une sous-préfecture de Tougué,  le visiteur est aussitôt  impressionné par un étrange spectacle de termitières qui s’étend à perte de vue. Au premier regard, on a l’impression d’être en face d’une silhouette de soldats  prépositionnés sans l’expectative d’une guerre. La taille de ces  » soldats fantômes » varie d’un mètre quatre vingt (1,80 cm) à plus de deux mètres.

En attendant de trouver une explication scientifique convaincante à cette étrange créature de la nature, ce sont des légendes qui essaient de justifier la présence de ces termitières. Au nombre de ces dépositaires de ces légendes, Elhadj Mamadou Samba Baldé, membre de la ligue islamique sous-préfectorale de Fatako et Thierno Amadou Mouctar Balde, un doyen de Fatako. Ces deux personnes tentent ici de nous livrer ici leurs versions autour de ces termitières-soldats.

Selon Elhadj Mamadou Samba Baldé qui défend l’une des versions les plus populaires, c’est   » au temps du djihad islamique lorsque les mécréants ont voulu massivement attaquer le peuple islamisé retranché au niveau de Fatako que ces termitières ont miraculeusement poussé sous des formes de soldats. Ce, consécutivement à des prières de ces musulmans acculés qui demandaient protection à Allah. Ces termitières qui avaient donc les silhouettes de soldats ont provoqué la peur chez les assaillants qui pensaient avoir affaire à un déploiement de renforts. Et finalement, ils ont dû battre en retraite. «  

Thierno Amadou Mouctar Balde revient, quant à lui, sur une autre version aussi bien connue mais qui semble compléter celle relatée par Samba Baldé. D’après cette version,ces termitières sont sur place bien avant la guerre sainte. Et quand on dit guerre, chacun exploite à fond ses ressources, fait savoir notre interlocuteur qui affirme qu’à l’époque, l’armée du Fouta théocratique avait une grande base dans la préfecture de Tougué. Quand les mécréants  les prenaient en chasse jusqu’à Fatako, ces musulmans moins nombreux, utilisaient ces termitières qui étaient disposés le long de la route comme des soldats dont ils prenaient soin d’habiller. Dès que la horde de soldats de mécréants apercevaient ces termitières habillées, ils étaient pris de peur et repliaient aussitôt, nous a-t-il confiés. Et de poursuivre : « ces termitières sont sur place depuis plus de 3 siècles et elles s’étendent jusqu’au bord de Dombelé-Wol (rivière). Elles ont poussé ainsi ni la pluie ni le soleil et encore moins le feu de brousse n’ont pu changer quelques choses à l’existence de ces termitières qui sont toujours-là. En plus, personne ne s’occupe de leur entretien. Elles ont toujours la même taille et gardent toujours le même nombre.»

Peu importe les versions autour de ces termitières… Car à Fatako, ces termitières sont respectées depuis décennies. Elles sont intouchables et le périmètre qu’elles occupent est considéré comme un espace public. « Personne ne l’y habite. Si quelqu’un veut cultiver, il choisira un espace libre sans toucher aux termitières », rapporte Elhadj Mamadou Samba Baldé.

Cette autre découverte montre à suffisance que la fabuleuse et riche histoire du Fouta Djallon est faite de mystères qui n’existe pratiquement nulle part ailleurs. Car, en plus de ces termitières, il y a aussi à Fatako, la grande plaine de Koïn (où la semence est naturelle, les gens ne font que récolter). Par ailleurs, il existe encore au Fouta, la dame de Mali Yembering, les échelles de DjinKan à Lélouma ; le pont naturel de Timby Tounny dans Pita et plein d’autres sites touristiques de valeur  qui ne sont encore ni exploités ni entretenus.

Source: Guineenews

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