
La problématique de l’emploi reste un sujet entier en République de Guinée. Ce, malgré l’érection de trois portefeuilles ministériels par les autorités du pays en vue de combler le manque à gagner. Ce sont le ministère de la Fonction publique, de la réforme de l’Etat et de la modernisation de l’administration, le ministère de la Jeunesse et de l’emploi des jeunes et celui de l’Enseignement technique, de la formation professionnelle, de l’emploi et du travail.
Une situation à laquelle le président du Parte des démocrates pour l’espoir (Pades), Dr Ousmane Kaba a réagi ce vendredi 11 août 2017. Pour le député, la politique d’exploitation des ressources minières par le régime Condé est l’une des causes du chômage au pays.
«C’est un gouvernement qui ne vit que du secteur minier, avec une exploitation sauvage de la bauxite, alors que les autres pays refusent maintenant d’exporter la bauxite. On prend cette bauxite pour l’envoyer dans d’autres pays pour la transformer au lieu d’avoir des usines d’alumine ici», déplore le fondateur de la plus grande université privée du pays.
Du point de vue de Dr Kaba, cette malheureuse politique contribue plutôt à l’augmentation du nombre de chômeurs à travers le pays.
«C’est comme si le travail des Guinéens était exporté dans d’autres pays qui n’ont même pas de ressources minières. Quand l’Indonésie et la Malaisie ont refusé maintenant d’exporter la bauxite, c’est la Guinée qui s’engouffre dans cette brèche. Donc, de quelle que manière que je me tourne, la politique de ce gouvernement est catastrophique d’un point de vue de l’analyse économique. Et on s’acharne contre le secteur privé qui crée la richesse. Parce que ce n’est pas l’Etat qui crée la richesse. Et ce ne sont pas ses fonctionnaires qui forment des débouchés pour nos millions de jeunes que nous avons sous les bras», enseigne l’économiste.
«Alors, à chaque fois que l’on parle du chômage ici, les gens orientent le débat vers le problème de formation. Comme si c’est uniquement un problème de formation. Même si vous avez 1000 jeunes formés, mais s’il n’y a que 2 places, il n’y a que 2 places», place Dr Kaba en guise de conclusion.

