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Mamadou Baadiko Bah contesté par des membres de son parti à l’UFD

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L’UFD de Baadiko Bah est plongé dans une grave crise. Les divisions internes éclatent au grand jour. Dans la semaine précédent il avait fait écho d’une possible alliance enter l’UFD et le RPG. Ce rapprochement ne semble pas être au goût de tout le monde. Nous vous livrons les documesnts reçus de la part de sadio Barry, le tout nouveau sécretaire général du parti.

Chers sœurs et chers frères de l’UFD,

Sur convocation du  secrétaire administratif du CP, Dr. Abdoulaye Korse Baldé, le CP s’est réuni le 8 août au domicile du président du parti.

A la suite de cette rencontre, le président du parti s’est fondu d’un message tout à fait aberrant. Il y affirme par exemple :

1)    « En ma qualité de Président du Conseil Permanant, Président de l’UFD (article 27 des statuts), je vous invite en tant que membre statutaire des instances nationales à vous prononcer par écrit et dans les meilleurs délais (avant le 14 Août 2015) sur le la tenue d’un Congrès extra ordinaire… »

2)    « Le CP réitère sa confiance à la commission mise sur pied par sa réunion du 12 juillet élargie au BEN (pour, d’une part, mettre les statuts en harmonie avec les décisions du 4ème congrès et d’autre part, faire des propositions en vue de clarifier les rapports entre le CP et le BE) et lui adjoint la charge d’élaborer le projet de Règlement Intérieur (RI) … »

3)    « En attendant, toutes les activités de l’UFD sont suspendues et il est demandé à tous les responsables du Parti, à tous les niveaux d’observer cette mesure conservatoire jusqu’à nouvel ordre. »

Ce message appelle tellement d’observations qu’on ne peut pas les traiter toutes dans le cadre de cette mise au point. Cependant, sur certains points, vu la situation créée par les initiatives intempestives et anti-statutaires du président du parti, il est indispensable et je dirai même vital pour la survie du parti de faire d’ores et déjà, en ma qualité de 2ème vice-président du CP, certaines mises au points.

 

D’abord, lors de sa réunion du 8 aout, le CP a pris une seule décision, celle de lancer des consultations à propos de l’opportunité de convoquer un Congres  extraordinaire de l’UFD. Lorsque le président affirme qu’au cours de notre réunion, nous avons réitéré notre confiance à la commission installée le 12 et avons élargi sa mission, cela n’est pas exact.

Ensuite, le président du CP se fonde sur l’article 27 des statuts pour prendre des décisions combinatoires et au surplus parfaitement anti-statutaires.

Je renvoie le président du parti à l’article 27, alinéa 4 qu’il invoque : « Il veille à la conformité de la mise en œuvre des décisions  prises par les instances du parti, au respect des dispositions statutaires et du Règlement Intérieur à tous les niveaux et prend en commun accord avec le Secrétariat Général les mesures correctives appropriées »

La lecture de cet alinéa montre de manière éclatante que, si le président veut prendre des mesures correctives, il est statutairement obligé de le faire « en commun accord avec le SG »

En tout état de cause, l’article 27 ne reconnaît et ne donne au président du parti aucune attribution particulière. Toutes les attributions qui y sont prévues sont dévolues au CP lui-même et non au président tout seul.

Donc, en d’autres termes, toutes les initiatives prises de façon solitaire par le seul président du parti sont parfaitement anti-statutaires.

Au surplus, l’article 80 des statuts stipule : « En cas de conflit ou de divergences majeures au sein du Parti, le règlement à l’amiable est à privilégier. A défaut de trouver le consensus, l’application des dispositions du Règlement Intérieur en conformité aux statuts sera le recours en deuxième instance. La convocation par le CP d’une Session Extraordinaire du Conseil National conformément aux dispositions statutaires en la matière, décidera en dernier ressort »

Les procédures utilisées jusqu’à maintenant par le président du parti pour régler le « conflit » qu’il est le seul à avoir créé et alimenté, sont contraires à l’article 80 au respect desquelles j’appelle amicalement et fraternellement le président du parti pendant qu’il est encore temps.

Enfin, relativement à la décision du président : « En attendant, toutes les activités de l’UFD sont suspendues et il est demandé à tous les responsables du Parti, à tous les niveaux d’observer cette mesure conservatoire jusqu’à nouvel ordre. », en tant que 2ème vice-président du CP, je déclare de façon solennelle que cette décision, sans précédent dans l’histoire politique de notre pays, relève de la seule volonté du président de gérer de façon patrimoniale l’UFD.

 

Lorsqu’il prend une décision, il ne nous reste plus qu’a dire « oui chef » comme si nous étions dans une garnison. Je rappelle au président du Parti, au cas où il l’aurait oublié, que l’UFD n’est pas une garnison, avec à sa tête un commandant, en l’occurrence, le président, mais plutôt un parti politique qui cherche avec tous les autres partis patriotes à remettre notre pays sur les rails.

En attendant que le président nous précise sur quel article des statuts de l’UFD il s’est fondé pour prendre ses décisions, celle de suspendre toutes les activités du parti est, au mieux, une plaisanterie de mauvais goût ; elle est nulle et non avenue et ne contraint aucun membre de l’UFD à s’y plier.

Si on considère les actes concrets posés par le président depuis le 4ème congrès, il se considère comme le responsable suprême de l’UFD, investi du pouvoir de réfléchir, de comprendre et de décider de tout, tout seul, concernant la vie du parti, en violant de façon délibérée les statuts et en s’évertuant à saboter de façon systématique les efforts déployés par d’autres responsables nationaux dans l’intérêt supérieur bien compris de notre parti.

Il faut donc inviter tous les membres de l’UFD de bonne foi, à tous les niveaux, à redoubler d’efforts et de vigilance, pour déjouer toutes les manœuvres de sabotage entreprises depuis quelques temps par le président de l’UFD et le rappeler à l’ordre avant qu’il ne soit trop tard. Car, de toute évidence, le président veut recourir aux mêmes méthodes et manipulations que celles qu’il a utilisées lors de la réunion du CP du 8 Aout pour amener 4 personnes à soi-disant prendre la décision de convoquer un congrès extraordinaire afin de revenir sur tous les résultats du 4ème congrès.

J’attire de façon spéciale, dans l’intérêt du parti, l’attention de tous les membres de l’UFD sur cette manœuvre diabolique.

 

Me Bassirou Barry, 2ème Vice-président de l’UFD

 

Chers membres de l’UFD,

Mesdames et Messieurs,

Dans un document interne signé le 08 Août 2015 depuis Conakry, Monsieur le Président du Conseil Permanant, Président de l’UFD, Mamadou BAH Baadiko, invite les membres statutaires des instances nationales à se prononcer par écrit et dans les meilleurs délais (avant le 14 Août 2015) sur la tenue d’un Congrès extra ordinaire pour le règlement des questions relatives aux points suivants :

1.    Participation ou non de l’UFD à la prochaine présidentielle ;
2.    Règlement Intérieur de l’UFD (compte 4ème congrès) ;
3.    Attributions et fonctionnement des organes dirigeants de l’UFD ;

Dans cette note circulaire, M. Bah ordonne que les écrits-réponses soient directement adressés au Secrétariat Administratif du Conseil Permanent (1). Par ailleurs, M. Bah décrète, qu’en attendant, toutes les activités de l’UFD soient suspendues jusqu’à nouvel ordre (2).

Nous notons deux manquements graves aux dispositions statutaires dans ces décisions du Président du Conseil Permanant, Président de l’UFD, Mamadou BAH Baadiko.

1)- Une volonté de mettre hors-service le BEN qui est, en vertu de l’article 25 des statuts en vigueur dont il dit se référer lui-même (article 27 des statuts), l’Organe de coordination, d’administration, de gestion et d’implantation du parti.

2)- Aucune personne dans le parti, quel que soit son rang ou son importance, n’a le droit ni le pouvoir de décréter une suspension des activités du parti.

Nous rappelons que des groupes qui se sont déjà constitués et qui ont fait acte d’adhésion au parti (message au groupe du dimanche 2 aout à 19:18:47 avec leur liste partielle) ont déjà lancé leur communiqué de réunion pour la mise en place de la fédération UFD-Allemagne le 22 aout prochain.

En Guinée, beaucoup ont créé des partis uniquement pour avoir des projecteurs sur eux. Nous sommes venus dans cette dynamique parce que nous pensions et on nous avait assuré que ce parti fonctionnait de façon démocratique et qu’il était mieux que les autres.

Suspendre les activités du parti à la veille des élections et au moment où des démarches sont en cours pour un dialogue national de sortie de crise, c’est du jamais vu !

Le CP, même réuni dans son ensemble, n’a aucun mandat pour suspendre les activités du parti ou imposer une décision au BEN, à plus forte raison une décision du 1/3 de ses membres.

Les décisions qui s’imposent au BEN sont des résolutions qui émanent du Congrès ou du Conseil National. Les Statuts sont clairs là-dessus (articles 25, 31 et 32).

Nous ne saurons donc accepter une décision individuelle et anti-statutaire de suspendre les activités du parti.

Par ailleurs, comme le souligne le 2ème Vice-président de l’UFD, Me Bassirou Barry, pour les raisons évoquées par le Président pour convoquer un Congrès extraordinaire, les statuts prévoient la convocation par le CP d’une Session Extraordinaire du Conseil National et non d’un Congrès Extraordinaire.

Un parti qui ne fonctionne pas démocratiquement ne peut pas dire qu’il lutte pour instaurer la démocratie dans le pays. C’est pourquoi nous invitons le CP ainsi que le Président de l’UFD à respecter les membres du parti et à veiller au respect scrupuleux des statuts issus du congrès des 13 et 14 juin dans l’intérêt supérieur du parti.

Lundi 10 aout 2015.

 

Signé de plusieurs membres du BEN dont le Secrétaire général en tête.

 Source : Guinee58

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