
Les défis nutritionnels de l’Afrique centrale et de l’Ouest, la promotion d’une alimentation équilibrée, la lutte contre les carences en micro nutriments, nutrition et sécurité alimentaire, ce sont là les principaux thèmes débattus en mai dernier à Dakar au Sénégal par les membres de la compagnie Nestlé et leurs invités.
De retour en Guinée, l’équipe qui a participé au forum de Dakar, accompagnée du directeur général de Nestlé Guinée, Aboubacar Camara, a animé une conférence de presse à Conakry pour faire le compte rendu.
Dans son intervention, le Dr Sandy Tolno, chef service Cardiologie de l’hôpital sino-guinéen a fait savoir que la malnutrition est l’un des grands problèmes auxquels est confrontée la communauté internationale : « Parmi les obstacles auxquels la communauté internationale est confrontée aujourd’hui, rare sont ceux qui rivalisent en intensité avec la malnutrition. Une condition qui touche directement une personne sur trois. »
Manifestation de la malnutrition
Poursuivant ses explications, le Dr Sandy a expliqué comment se manifeste la malnutrition : «La malnutrition se manifeste de bien de façons : des problèmes de croissance et de développement chez l’enfant aux personnes qui n’ont que la peau sur les os ou qui sont moins résistantes aux infections en passant par les personnes en surpoids ou qui risquent de contracter des maladies chroniques parce qu’elles consomment trop de sel, de sucre, de graisse ou encore qui sont déficientes en vitamine et en minéraux importants. »
Selon lui, le rapport 2016 sur la nutrition mondiale indique la malnutrition et les mauvais régimes alimentaires sont de loin les plus grands facteurs de risque pour la charge mondiale de morbidité.
« Tous les pays font face à un grave problème de santé du fait de la malnutrition. Les conséquences économiques représentent des pertes de 11% du produit intérieur brut (PIB) chaque année en Afrique et en Asie, tandis que la malnutrition engendre 16 dollars de retour sur investissement sur chaque dollar investi », a-t-il rapporté.
En Guinée, tout le monde mange, mais il se pourrait que les aliments mangés ne contiennent pas la quantité de fer nécessaire pour l’organisme. Dr Sandy explique : « Chacun de nous va se dire que nous mangeons tous les jours. Mais est-ce que ce que nous mangeons comme aliments contiennent des éléments nécessaires qu’il faut pour un bon développement de notre organisme. Cela représente un sérieux problème. Et c’est pour cette raison que la compagnie Nestlé a essayé d’adopter un objectif, c’est-à-dire de fortifier les différents produits qu’elle met sur le marché. Vous dites par exemple que vous mangez de la viande qui contient du fer. Mais est-ce que cette viande contient le taux normal de ce que vous avez consommé ? Nous consommons le sel, mais est-ce qu’il contient la quantité d’iode recommandée pour un bon fonctionnement de l’organisme. C’est pourquoi on dit que cette déficience en micro nutriments est responsable de l’apparition de plusieurs maladies que nous constatons, mais que des médecins occultent et se permettent de poser des diagnostics sans tenir compte de ce facteur de nutrition. »
Quant au journaliste Moussa Moise Sylla, qui a pris part au forum de Dakar, l’insécurité dont sont souvent victimes les Guinéens et fait moins de dégâts que l’insécurité nutritionnelle : « Il y a l’autre insécurité qui est beaucoup plus néfaste. C’est l’insécurité alimentaire ou nutritionnelle. Cette insécurité vous tue à petit feu et vous ne vous en rendez compte que tardivement. Cette insécurité nutritionnelle fait beaucoup plus de dégâts que les autres sortes d’insécurité. »
Il y aurait plus d’une cinquantaine de sociétés de déversent sur le marché guinée des bouillons, contre cinq au Sénégal. C’est pourquoi le DG de Nestlé Guinée, Aboubacar Camara, a demandé à ce qu’il y ait une norme comme cela se fait dans les autres pays. Il explique comment cette norme devra s’établir : «Les pays qui sont parvenus aujourd’hui à limiter et à assurer une bonne qualité des produits à la consommation des populations ont débuté par avoir une norme. Il y a des spécialistes qui réunissent pour dire que désormais n’entrent en Guinée que les bouillons qui ont X % de taux de ceci, d’Y % de taux de cela. Ce n’est pas discriminatoire, c’est pour protéger les populations. On appelle les intervenants, on fixe une date butoir. »
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