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Guinée : Dossier du 28 Septembre, les organisations de défense des droits de l’Homme mettent en garde l’Etat

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Guinée: « Justice, réconciliation et reformes législatives: 3 priorités pour l’Etat de droit « . C’est le titre d’un rapport présenté ce mardi 11 avril 2017 par les organisations de défense des droits de l’Homme, membres de la FIDH.

Dans ce rapport, elles ont présenté la situation de la justice et ses acquis et ont fait des recommandations. Les membres de ces organisations  ont déploré le retard du procès de l’affaire du massacre du 28 Septembre.

Les autorités guinéennes en charge de la justice ont présenté à Genève en Mars dernier un rapport sur la justice guinéenne. Elhadj Malal Diallo, le président de l’OGDH, a dit l’importance de ce rapport:  » On ne peut pas s’en tenir au rapport du gouvernement. La société civile qui défend les droits des citoyens en Guinée a son mot à dire. C’est à cette occasion que nous exposons nos préoccupations en ce qui concerne la situation des droits de l’Homme en Guinée. C’est important que nous disions ce que nous avons constaté… »

Les membres d’une délégation dépêchés par ces organisations ont exposé à cette rencontre, leurs préoccupations. Sidikiba Keita, président de l’association des victimes du Camp Boiro est un de ces délégués. Il a parlé de certaines de leurs préoccupations:  » Nous n’avons pas manqué d’attirer l’attention sur le fait que même sous le régime civile qui est revenu, aucune manifestation ne s’est passée sans qu’il y ait mort d’hommes. Aussi sur les immiscions de l’Etat dans le judiciaire. Surtout sur le manque de volonté de l’Etat de mettre fin à l’impunité… »

Le ministre de la justice a récemment annoncé une clôture de l’instruction sur le dossier 28 Septembre 2009. Asmaou Diallo de l’AVIPA souhaite que tous les inculpés soient entendus: « Dadis demande son retour et nous voulons que l’Etat lui accorde ce retour. Et qu’on pense à ce que Sékouba Konaté soit entendu et qu’on pense à maintenant à la clôture. Toumba n’est pas le seul, il faut que tous les autres soient entendus avant la clôture de l’instruction … »

Cheick Sacko, avait également déclaré a Genève que l’Etat guinéen ne dispose pas de moyens financiers pour organiser le procès sur l’affaire 28 Septembre 2009. Me Hamidou Barry, avocat des victimes du massacre du 28 Septembre, s’inscrit en faux et met l’Etat en garde: « Gouverner c’est prévoir. Donc nous, nous estimons que l’Etat est financièrement prêt pour organiser ce procès. Mais qu’en cela ne tienne, il y a des institutions prêtes à financer ce procès. Il suffit qu’il y ait une volonté politique réelle. Mais si le procès n’a pas lieu en 2017, on n’est pas isolé dans le monde, en Afrique et dans la sous-région. On peut saisir les cours internationaux contre l’Etat guinéen. Et si les prétentions sont fondées, la cour qu’on saisira peut condamner l’Etat Guinée à des réparations pour les victimes de ce massacre… »

Au cours de la présentation de ce rapport, Sidikiba Keita, le président de l’association des victimes du camp Boiro a émit le souhait que Alpha Condé annonce officiellement au peuple de Guinée qu’il ne sera pas candidat à la présidentielle de 2020. Ce, pour mettre fin aux rumeurs qui courent en Guinée, a t-il expliqué. Les membres de ces organisations expriment tous des doutes sur la tenue du procès du 28 Septembre 2009, prévu avant fin 2017. Ils parlent d’un manque de volonté politique de l’Etat guinéen.

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