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Chronogramme des élections : Un pas en avant, deux en arrière !

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L’esprit de sérénité qui a sous-tendu le déroulement normal de la deuxième manche de la concertation nationale et surtout la diligence avec laquelle les différents points de divergences ont été abordés sous la présidence du ministre de la justice, garde des seaux, Cheick Sacko.

Jouissant curieusement d’une légitimité parfaite, pour le respect que semblent lui vouer à la fois l’opposition, la mouvance présidentielle et le pouvoir en place, ont suscité chez nombre de compatriotes beaucoup d’espoirs. « Cette fois-ci sera certainement la bonne » se disait-on dans les milieux politiques guinéens où en plus l’absence autour de la table d’un facilitateur international, qu’il soit un émissaire des Nations-Unies ou pas, a été appréciée à sa juste valeur et généralement interprétée comme une avancée majeure de la démocratie guinéenne.
Des espoirs qui ne sont plus loin d’être déçus, comme c’est malheureusement le plus souvent le cas, par nos acteurs politiques changeant au gré de leurs humeurs et de leurs intérêts égocentriques. La crise de confiance, gangrénant la scène politique nationale est passée par là! Au point que, aussi grave que cela puisse paraitre, un consensus a du mal à se dégager autour du chronogramme de Kindia élaboré pour sanctionner la fin des débats qui, pour au pourtant, se sont déroulés, comme sur chapeau de roue, dans la plus grand convivialité.

Deux choses l’une, soit les parties ou tout au moins une partie présentent à ce cadre de Kindia feignent de se comprendre, alors que rien n’en est, soit, la nuit portant conseil, une partie, si ce ne sont pas toutes d’ailleurs se seraient rendus compte que les intérêts escomptés ne sont pas garantis. Autant donc se comporter en véritable danseur de la samba brésilienne en esquissant deux pas en arrière pour chaque pas orienté vers l’avant. Au grand dam des populations guinéennes fatiguées des agissements des politiciens qu’ils ne comprennent point.
Il aurait été aisé de les comprendre si leurs combats portaient essentiellement sur l’amélioration des conditions de vie de ceux dont ils convoitent les voies. Ce qui n’est naturellement pas le cas, le véritable enjeu de ce chronogramme se situant principalement dans la recherche des voies et moyens allant dans le sens du contrôle de l’organe de gestion des collectivités à la base. Autrement dit la fraude, le résultat justifiant toujours les moyens, il faut remporter à tout prix les prochaines échéances électorales. C’est là tout le combat. A cette allure, le rapport de force des muscles risque de départager les protagonistes. Alors, à qui profite la tenue des élections communales avant les présidentielles et à qui profitera la désobéissance civique et les troubles dans le pays.

Aly Badara Condé

 

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