
Les Guinéens, à leur corps défendant, risquent fort bien d’assister à une sérieuse détérioration de l’atmosphère sociopolitique dans leur pays, avec ses corollaires d’affrontements faisant toujours des pertes en vies humaines et des dégâts matériels importants.
Par la faute des acteurs politiques des deux bords, préoccupés, uniquement par la conquête ou, c‘est selon, la conservation du pouvoir, qui ont décidé, de nouveau, de s’affronter sur le terrain politique. En dépit des difficultés de plus en plus accrues qu’endure le pays confronté à une crise sanitaire sans précédent.
Les politiciens n’en a cure ! Ce qui les intéresse au premier chef, c’est tout d’abord procéder en sorte que les prochaines élections tournent en leur faveur, quelle que soit par ailleurs la manière. Des élections libres et démocratiquement transparentes relevant du fait divin pour le commun des Guinéens, pour les acteurs politiques, ce qui compte le plus c’est d’accéder au pouvoir.
Seul hic, c’est que les exigences de l’opposition, qui sont toujours les mêmes que par le passé, se résumant à la recomposition paritaire de la CENI, au redécoupage régulière de la carte électorale, le recrutement d’un nouvel opérateur de saisie, la reprise du recensement général de la population et de l’habitat… pourraient n’être guère satisfaites. Le pouvoir en place ayant apporté, avant même la mise en exécution des menaces de l’opposition, des réponses péremptoires à certaines questions posées. C’est le cas par exemple du point relatif à la recomposition qu’un membre influent du RPG arc-en-ciel dit complètement exclus.
Bref, si on s’en tient aux positions antagonistes adoptées de part et d’autre, l’affrontement s’annonce inévitable. Et, les innocentes populations seront les seules à payer les frais. Au cours des marches dites pacifiques organisées au cours de l’année 2013, l’opposition a dénombré une soixantaine de morts parmi ses militants. De jeunes opposants disparus pour rien. Les organisateurs desdites manifestations politiques, les yeux toujours rivés sur l’avenir, avant même d’aller siéger à l’Assemblée nationale, les ayant entretemps oubliés.
La solution ultime à tous les problèmes posés, à l’image de tous les grands conflits humains, sera trouvée autour d’une table de négociation. Autant commencer par là.
Aly Badara Condé
Sélectionné pour vous : Crise post-électorale: Alpha Condé invite Cellou Dalein à Sékhoutouréya ce lundi

