
La fièvre Ebola, hautement contagieuse et le plus souvent mortelle, est à l’origine d’une épidémie qui a gagné du terrain en Afrique de l’Ouest et ce depuis presqu’un an. Mais la peur, la rumeur et aussi la stigmatisation gagnent aussi du terrain et affaiblies quelques fois les efforts fournies par les autorités des pays touchés par l’épidémie.
La Guinée, le Liberia et la Sierra Leone sont les pays touchés par la fièvre hémorragique virale Ebola. Cette épidémie est l’une de celles qui comporte « le plus de défis » depuis l’apparition de la maladie il y a 40 ans.
Cette maladie est l’une des plus graves connues chez l’homme : son taux de létalité peut atteindre 90%. La dernière manifestation du
virus date de 2012, en République démocratique du Congo où il a tué 69 personnes. Depuis sa découverte en 1976 dans ce même pays, le nombre de décès total qui y sont liés dépasse à ce jour le chiffre de 2000. La peur, la rumeur et la stigmatisation sont souvent des réactions humaines communes à une maladie, en particulier quand il s’agit de l’Ebola, une maladie hautement contagieuse qui peut se propager rapidement et pour laquelle, il n’existe pas de remède connu et confirmé.
En Guinée, qui fait face actuellement à une propagation en rebondissement notamment à l’intérieur du pays qui continu d’enregistrer des cas de contamination, la peur, la rumeur et la stigmatisation gagnent du terrain. De nombreux habitants limitent leurs déplacements d’une ville à une autre et le plus inquiétant est que depuis l’ouverture des classes le 19 janvier dernier, certains parents d’élèves n’ont pas oser envoyer leurs enfants apprendre auprès des enseignants en situation de classe.
C’est dans ce sillage que des rumeurs se sont emparées de la capitale Conakry ce jour du 11 février, semant la panique dans de nombreux établissement scolaire. « C’est la croix rouge qui veut pulvériser les écoles » .Telle est la teneur de la folle rumeur qui s’est répandue comme une trainée de poudre. Du coup, les cours sont paralysés et vain le scénario « sauve qui peut »
Nous avons rencontré des gens dont la famille et les amis avaient eu peur d’eux parce qu’ils étaient surveillés, car suspectés de porter le virus. Personne ne pouvait les toucher. Même après leur rétablissement, on continuait à les éviter.
Aly Badara Condé
Sélectionné pour vous : Ebola : Un nouveau vaccin testé en Guinée

