
Lors d’une conférence de presse animée mercredi 11 janvier 2017 à Conakry, une coalition des femmes a dénoncé le lynchage public dont sont victimes certains guinéens et l’insécurité.
Rouguiatou Bangoura, porte-parole de la dite coalition est revenue sur les massacres qui sont perpétrés à travers le pays notamment Siguiri, Nzérékoré, Kouroussa et récemment Kissidougou. Pour cette dame, cette situation dénote de la «défaillance du système judiciaire et l’inefficacité des services de sécurité dans la prévention et la gestion qui est le résultat de l’impunité garantie par la justice guinéenne.»
Plus loin, ces femmes condamnent avec la dernière énergie « la violation de la constitution guinéenne dans son article 09 qui garantit la présomption d’innocence jusqu’à ce que la preuve de culpabilité soit établie par une juridiction indépendante et compétente.»
Poursuivant, Rouguiatou a dénoncé certaines pratiques dans le pays, notamment le trafic et la consommation de la drogue, la justice populaire, la montée en puissance de la criminalité et de l’auto justice qui fait tache d’huile.
Elles ont exhorté la justice et la sécurité à plus de responsabilité et d’efficacité. Elles menacent de demander le départ des patrons de ces deux départements si rien n’est fait dans les prochains jours pour interpeller et punir tous ceux qui commettent des actes inhumains et dégradants notamment le cas des assassinats perpétrés dans tout le pays.
«Nous allons demander le départ du ministre de la Sécurité et celui de la Justice si rien n’est fait», a-t-elle insisté.
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