
‘’Tous égaux en dignités et en droits’’, c’est sous ce thème que la Guinée a célébré le 70è anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme en différé ce lundi 11 décembre 2017 dans la salle du 28 septembre du palais du peuple à Conakry.
L’un des enjeux majeurs de cette journée est le cas des migrants africains qui subissent de l’esclavage en Libye en général, et ceux des Guinéens en particulier en vertu de l’article 4 de la DUDH.
Dans les messages véhiculés par les organisations de défense des droits humains, on peut lire les interpellations faites à l’endroit du président de la République et le ministère de la Justice pour la mise en œuvre des mesures nécessaires afin de rapatrier les Guinéens qui sont victimes de ces barbaries sur le sol libyen.
Ils ont également émis l’idée de “l’introduction de la culture du civisme et droits humains dans l’enseignement pré-universitaire et universitaire conformément à l’article 25 de la constitution et l’interprétation du code de procédure pénale en langues nationales”.
‘’La Déclaration universelle des droits de l’homme consacre le principe de l’égalité et de la dignité de chaque être humain et dispose que tout Etat a le devoir essentiel de garantir à chacun l’exercice de l’ensemble de ses droits et libertés inaliénables. Nous avons tous le droit de nous exprimer librement, et d’être associés aux décisions qui nous concernent. Nous avons tous droits de ne subir aucune forme de discrimination, droit à l’éducation, à la santé. J’exhorte, citoyens et dirigeants de tous les pays à se battre pour tous les droits de la personne : droits civils et politiques, droits économiques et sociaux, droits culturels pour les valeurs et dans lesquelles se fondent nos espoirs d’un monde meilleur, plus sûr et plus juste pour nous’’, a affirmé Marc RUBIN, patron de l’UNICEF en Guinée et représentant à cette cérémonie la coordinatrice résidente du Système des Nations unies en Guinée, Séraphine Wakana.
Dans son intervention, le ministre de la Justice, Me Cheick Sako, a affirmé que ’’la Guinée est dans le concert des nations et qu’elle doit se conformer aux règles internationales édictées par les Nations unies. L’une de ces règles est la Déclaration universelle des droits de l’homme.’’
Il a ensuite égrainé certaines réformes apportées par son institution en vue ‘’d’améliorer’’ l’état de la justice guinéenne: ‘’Depuis l’avènement du Pr Alpha CONDE à la magistrature suprême, il y a eu amorce de plusieurs pans de réformes dont la suppression des cours d’assises. Et la conséquence de cette réforme est que, depuis le mois d’avril 2017, nous avons jugé plus de 150 affaires criminelles dont entre autres : attaques à main armée, assassinats ou viols. Alors qu’avant, avec les cours d’assises, on ne pouvait organiser à peine qu’une session d’assises par an par manque de budget. Ensuite, le code civil qui est déposé à l’Assemblée nationale depuis deux ans pour que lors de la prochaine session des lois, les députés prennent ces textes qui sont dans l’intérêt inclusif des populations guinéennes notamment les personnes les plus vulnérables : femmes, handicapés, enfants. Un autre texte qui va être déposé devant l’Assemblée nationale, c’est le code de l’enfant’’.
Pour rappel, la Déclaration universelle des droits de l’Homme a été proclamée par l’Assemblée générale des Nations unies le 10 décembre 1948 pour lutter contre les exactions faites aux personnes les plus vulnérables.
Dansa CAMARA DC
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