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Guinée: Cheick Sako “ Affaire du 28 septembre, le procès aura lieu à Conakry ou à l’intérieur”

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Guinée: Le ministre en charge de la justice et gardes des sceaux Cheick Sako l’a dit le samedi 10 décembre 2016 à Conakry au cours d’une cérémonie commémorative de la journée internationale des droits de l’homme.

La cérémonie de célébration de cette journée avec le thème “Défendez les droits de quelqu’un aujourd’hui” a été organisée par le haut commissariat des nations aux droits de l’homme(HCDH) en Guinée.

Prenant la parole au nom des organisations de défense des droits de l’homme, El hadj Malal Diallo vice président de l’organisation guinéenne des droits de l’homme(OGDH) a dit que la célébration cette journée est une occasion pour l’ensemble des acteurs porteurs de cet idéal de mesurer le chemin parcouru, les progrès réalisés et les défis qui restent à relever pour rendre effective la jouissance des droits consacrés.  

“Les organisations de défense des droits de l’homme que je représente sont préoccupées par la lenteur qui caractérise le processus de réconciliation nationale et la lutte contre l’impunité, en particulier s’agissant de la procédure dans le dossier du 28 septembre, les victimes attendent déjà depuis plus de sept ans que justice leur soit rendue ; le retard pris pour l’adoption par l’Assemblée nationale du projet de code civil qui contient des avancées importantes en matière de protection des droits de l’homme et en particulier les droits des femmes; les conditions de détention parfois inhumaines des prisonniers dans les maisons centrales et d’arrêt, et les retards excessifs pris pour le jugement de centaines de personnes placées illégalement en détention provisoires pendant plusieurs années ; la recrudescence de la criminalité sur toute l’étendue du territoire national plongeant les citoyens dans la peur et la terreur”, a-t-il ajouté.

Pour sa part, Ives Boukpessi Bakobasso du HCDH a fait savoir que son institution agit pour la promotion et la protection des droits de l’homme partout dans le monde.

Pour lui, les événements qui se déroulent aujourd’hui dans le monde provoquent chez beaucoup de personnes de l’anxiété et même de la peur.

“Nous voyons des êtres humains souffrir, des valeurs universelles bafouées, des messages de haine et d’intolérance, des visions du monde qui sèment la division incitent à l’égoïsme, poussent à l’isolation et à la désignation des boucs émissaires et à la violence. Progressivement, cette vague toxique prend de l’ampleur et risque d’emporter les valeurs et principes fondamentaux qui sont le socle des sociétés pacifiques. Nous pouvons y parvenir. Nous-vous et moi-pouvons y mettre fin. Ne restons pas sans réaction alors que les messages de haine se répandent et des murs d’hostilité se dressent entre les communautés. Nous pouvons à la place ériger des ponts. Nous pouvons élever la voix et nous faire entendre. Nous pouvons défendre l’idée de vivre dans des sociétés construites sur des valeurs d’humanité et de compassion. Quand nous voyons quelqu’un être maltraité et apeuré, nous pouvons agir pour faire respecter ses droits. Partout où que nous soyons, nous pouvons faire la différence dans la vie de quelqu’un et peut être dans la vie de nombreuses personnes. Dans la rue, à l’école, au travail, dans des transports en commun, dans les bureaux de votes, à la maison, sur les réseaux sociaux, sur les terrains de sport”, a-t-il renchéri.

S’exprimant sur le dossier du massacre du 28 septembre 2009 à Conakry, Cheick Sacko  ministre guinéen en charge de la justice et garde des sceaux a fait savoir que le procès aura bien lieu en Guinée.

« Contrairement à ce qui est raconté partout, cette procédure qui dure malheureusement depuis tout ce temps est sur le point d’aboutir au niveau de sa partie instruction. L’affaire du 28 septembre va à son terme, l’instruction sera bouclée soit à la fin de l’année ou les premiers jours de janvier. Ce procès aura lieu en Guinée, à Conakry ou à l’intérieur du pays. Qu’importe, ce procès aura lieu en Guinée. Une personnalité responsable de ce pays a prôné pour que la cour pénale internationale reprenne ce dossier, juridiquement, ce n’est pas possible. On ne fait pas de la sociologie quand on fait du droit”, a-t-il affirmé.

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