
La Guinée, à l’instar des autres pays du monde, célèbre ce mercredi 11 octobre la journée monde de la jeune fille sur le thème « autonomisation de la jeune fille avant et pendant les crises ».
Cette célébration intervient dans un contexte difficile pour la petite guinéenne qui croupie toujours sous le poids de la tradition.
En Guinée, certes, l’âge légal minimum au mariage est de 17 ans pour les femmes et 18 ans pour les hommes, mais la proportion de filles en union précoce est très importante avec 21% avant 15 ans. Et avant 18 ans, 54, 6% de femmes sont déjà mariées ou ont été en union selon l’enquête MICS 2016.
En même temps, la sexualité est devenue précoce. En effet, avant 15 ans, 30% des femmes avaient déjà eu de rapports sexuels et cette proportion est de 82% avant l’âge de 20 ans. Selon l’enquête EDS-MICS 2012, l’âge médian aux premiers rapports sexuels se situe à 16,4 ans chez les femmes et 20,2% chez les hommes.
Au niveau de la population scolarisée, il a été établi pour l’année 2016/2017 que la proportion des filles scolarisées (15-19 ans) ayant contracté au moins une grossesse atteint un taux de 35,9%.
La fécondité des adolescentes (jeunes femmes de 15-19 ans) est devenue l’objet de forte préoccupation des pouvoirs publics. Cette situation à conduit, avec l’appui des partenaires techniques et financiers, notamment l’UNFPA et l’OMS, à l’élaboration d’une Politique nationale en santé et reproduction qui prend en compte la santé de la reproduction des adolescents et des jeunes.
Au delà de la forte fécondité qui ralentit la transition demographique, le pays reste confronté à d’autres défis majeurs en relation avec la faible utilisation de la contraception, la féminisation de l’infection à VIH de 2,1% chez les femmes contre 1,2% chez les hommes, la pratique quasi généralisée des mutilations génitales féminines avec plus 9 sur 10 excisées soit 97% des femmes de 15 à 45 ans.
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