
La commission électorale nationale indépendante (CENI) dirigée par Abdel Aziz Kader a tenu sa première plénière le jeudi 10 août 2017.
Evincé par ses collègues, Bakary Fofana a saisi la Cour constitutionnelle afin que sa destitution soit invalidée. C’est suite à cette saisine que la Cour a désigné Abdel Aziz Kader Camara comme président intérimaire de la CENI. Malgré cela, les commissaires soupçonnent Bakary Fofana de travailler en sourdine dans le cadre de l’audit du fichier électoral et l’organisation des élections locales.
« Nous avons eu vent que l’ancien président de la CENI, Bakary Fofana, a consulté un cabinet pour l’élaboration d’un cahier de charge pour l’audit du fichier électoral. Il n’en a pas la capacité. Également, il projette de fournir un chronogramme des élections à l’administration du territoire et aux parties prenantes », a affirmé Charles André Soumah, au sortir de la plénière du jeudi, soulignant que Bakary ne peut faire ce genre de travail, puisqu’ « il n’est pas un technicien en la matière. »
« Moi, je pense que c’est la CENI, à travers ses services techniques, qui est habilitée d’élaborer un chronogramme. Il y a la planification, la logistique à faire. En plus, il y a des commissaires qui travaillent sur le projet du cahier de charge. Bakary n’a aucun département avec lui. S’il dit qu’il peut fournir cela, c’est faux. Moi qui suis là je ne connais que mon département. Mieux, je ne sais pas s’il a un budget pour les élections. Et le partenaire de la CENI ne s’adresse qu’à une institution pas à une personne», a-t-il conclu.

