Connect with us

Les secrets de 22,5 millions d’Américains volés par des pirates informatiques

Publié

Le

La Chine est soupçonnée de «hacking» à grande échelle en vue de tout savoir sur les candidats à des postes sensibles dans le renseignement et la sécurité, comme à la CIA.

Les autorités américaines révisent à la hausse le bilan de l’acte de piraterie informatique sans précédent révélé le mois dernier à Washington. Des informations confidentielles sur la vie et l’état civil de près de 7% des Américains ont été volées dans les ordinateurs d’une agence du gouvernement fédéral des États-Unis. Au total 22, 5 millions de personnes, soit 4 millions de plus que l’estimation initiale, sont concernées par l’opération menée contre l’Office of Personnel Management (OPM). Cette agence dont le siège est voisin de la Maison Blanche, gère notamment les demandes d’emploi dans la fonction publique, y compris pour les postes qui donnent accès à des secrets d’État.

Le document le plus volé est le formulaire électronique dit «Standard Form 86» que doivent remplir de nombreux employés fédéraux et contractants privés recrutés pour des postes sensibles dans le renseignement et la sécurité. Les «hackers» chinois sauraient tout de 19, 7 millions d’américains qui depuis 2000 ont postulé à de tels emplois. Ce qui alarme le plus les services américains: parmi les données collectées par les pirates, se trouvent des informations confidentielles sur la vie privée de citoyens qui pourraient être utilisées pour les faire chanter. Il peut s’agir d’informations sur leurs relations extra-maritales, leur usage de drogue, leurs voyages à l’étranger, leur situation financière ou leurs fréquentations. En outre des informations sur 1, 8 million de conjoints et parents de candidats à des postes sensibles ont aussi été dérobées.

Une plainte au civil

Un syndicat de fonctionnaires a attaqué l’OPM au civil le mois dernier. Il exige que l’État finance la surveillance de la notation de crédit (»credit score») des employés fédéraux concernés. En effet aux États-Unis des services privés sont autorisés à collecter des informations sur les habitudes et la situation financière des citoyens. Les établissements de crédit, notamment à l’occasion de l’achat d’une voiture ou d’une maison, consultent ces services pour déterminer la qualité de l’emprunteur, résumée par une note (credit score). Or il se trouve que les informations recueillies par les pirates contiennent les numéros de «Social Security» des postulants aux emplois fédéraux. Comme il n’existe pas de carte nationale d’identité aux États-Unis, ces numéros qui servent à identifier les résidents et citoyens américains auprès de l’administration du régime général de retraite, sont de fait le moyen le plus fréquemment utilisé pour identifier les citoyens. C’est la raison pour laquelle ils sont aussi de plus en plus souvent volés par des pirates en vue d’usurper l’identité d’américains et emprunter de l’argent sous leur nom.

L’affaire suscite une grande émotion à Washington. Pour le moment l’administration Obama n’accuse pas explicitement la Chine d’être responsable de ce forfait. Une enquête est toujours en cours. Pour autant les sources proches de l’investigation, y compris des services privés de sécurité informatique qui ont eu accès à des éléments de l’enquête, estiment probable que des services du ministère chinois de la sécurité de l’État soient derrière l’opération. Plusieurs leaders du Congrès demandent la démission de Katherine Archuleta, Directrice de l’OPM. Pour le moment le Président Obama le refuse. Hillary Clinton, en campagne pour l’investiture démocrate dans la course à la Maison Blanche, accuse ouvertement la Chine, mais aussi la Russie, la Corée du nord et l’Iran, de mener des attaques sur les serveurs publics et privés américains pour voler des secrets d’État ou des secrets industriels et commerciaux.

Source: LeFigaro

Publicité
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Publicité
Publicité

Copyright © 2014-2019 GUINEE360.
Made with ❤️ in 🇬🇳 by FXBNO.