
Les services de sécurité ont eu de sévères critiques ces derniers jours après l’assassinat du coordinateur national du PBF.
L’ancien ministre de la Jeunesse et coordinateur du Fonds des nations unies pour la consolidation de la paix, Aliou Diaouné, a été tué le 6 février dernier par des inconnus. Suite à ce meurtre odieux, les services de sécurité ont promis de retrouver les meurtriers de M. Diaouné.
La réaction de la population face à cette déclaration ne s’est pas fait attendre. Les citoyens, dans leur majorité, ont qualifié cela de la poudre aux yeux. Car il y a assez d’assassinats sans que les assassins ne soient retrouvés, malgré la promesse de la police ou de la gendarmerie.
Très furieuse contre ces accusations, la police nationale a réagi ce mardi par la voix de son porte-parole, commissaire Boubacar Kassé.
«Contrairement aux commentaires désobligeants véhiculés par certains citoyens à travers les émissions inter actives, les présumés auteurs des doubles assassinats de M. Paul Temple Col et de Mme Aissatou BOIRO ont été arrêtés et déférés par la police suivant le procès verbal numéro 297 du 28 décembre 2012 au tribunal de première instance de Dixinn », a-t-il souligné.
Ces présumés meurtriers de l’ex directrice générale du Trésor public et de l’informaticien de l’ETI, sont Mohamed Sankhon, Oumar Lamarana Diallo, Alpha Oumar Bah et Ibrahima Sory Bah.
Parlant de l’assassinat du commissaire Pascal Bangoura, M. Kassé fait savoir que ses présumés assassins sont déjà dans les mains de la justice guinéenne : « Les présumés auteurs de l’assassinat du commissaire Pascal Bangoura ont été arrêtés et déférés devant le TPI de Dixinn suivant procès verbaux n°275 du 13 décembre 2013 et n°001 du 6 janvier 2014. Il s’agit de Mossokora Camara, Abdoulaye Djibril Diallo alias Bobohounkoun, Mamadou Djaby alias Bydja, Abdoulaye Barry alias Ngadawal ou Makavery.»
Ce que bien d’observateurs se demandent c’est de savoir pourquoi depuis plus de deux ans ces détenus ne sont toujours pas jugés ?

