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Tounkara du SLECG: « La grève continue jusqu’à ce que nos réclamations soient satisfaites »

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Devant la presse locale ce 09 octobre 2018, le président de la République est revenu sur la grève qui paralyse l’enseignement pré-universitaire depuis le 03 octobre.

 

Alpha Condé affirme haut et fort qu’il n’acceptera pas les revendications fantaisistes.

En réponse à cette sortie du président guinéen, le secrétaire général adjoint du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (Slecg), se félicite déjà de l’adhésion massive des enseignants au mot d’ordre de grève, et justifie le bien fondé de la plateforme revendicative des grévistes.

« Le premier constat que nous faisons, est que la grève est suivie sur toute l’étendue du territoire nationale. Nous remercions les enseignants pour avoir observé le mot d’ordre de grève. Dans un combat il y a toujours des gens qui passent à côté. Ils sont libres de faire ce qu’ils veulent. Ce qui est réconfortant, la grève est observée à 99,05%. La Réponse du Slecg à la sortie du chef de l’État ce 09 octobre 2018, qui dit qu’il n’acceptera pas les revendications fantaisistes. Et dit avoir mieux fait pour les enseignants que tous ces homologues africains », introduit M. Tounkara

« Nous, nos réclamations ne sont pas fantaisistes, elles sont objectives. Le rôle de l’État, c’est de rendre les citoyens heureux. Nous voyons ce qui se passe avec la gabegie financière et la corruption. C’est les médias même qui nous apprennent qu’il y a des guinéens qui prennent 72 millions par mois au niveau de la cour constitutionnelle. Est-ce que nous, nous n’avons pas droit au bonheur. Encore une fois notre destin est dans les mains des enseignants. Le grève continue jusqu’à ce que nos réclamations soient satisfaites », rétorque le secrétaire général adjoint du Slecg.

Sur l’idée du gouvernement de recruter des contractuels à la place des grévistes, le syndicaliste reste ferme et invite le chef de l’État à s’impliquer d’avantage, pour trouver la solution au problème.

« Ça ne nous ébranle nullement. n’est pas enseignant qui le veut. Pour enseigner il faut avoir une formation académique et pédagogique. C’est inimaginable qu’un gouvernement du monde contemporain, puisse sacrifier l’avenir des enfants. Nous demandons au gouvernement et au président de la République, de prendre le problème à bras le corps et d’inviter le Slecg autour de la table. C’est la seule alternative », conclut-il.

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