
Les autorités guinéennes ont tendance à falsifier l’histoire du pays en cachant la véritable face de celle-ci aux générations montantes. Une triste réalité qui n’échappe nullement à la vigilance du président du Rassemblement pour la Reconnaissance et le Développement(RRD).
Pour Abdoulaye Kourouma, le pays doit être fier de son passé et l’assumer à tout point de vue. «Nous devons être fiers de notre passé. Mais les gens, que vous appelez intellectuels, ne préservent pas l’acquis de la République», s’offusque d’emblée le jeune opposant.
Citant en exemple le fameux Camp Boiro, M. Kourouma indique que celui-ci devrait être une source de revenus pour le pays et aider à renflouer les caisses de l’Etat.
«Partout à travers le monde, on vous parlera du Camp Boiro. Mais quand vous vous rendez sur le site aujourd’hui, vous ne verrez plus les traces des diètes noires dont on a toujours entendu parler. On n’avait pas besoin de détruire cette prison. Elle devrait être entretenue et gardée comme tel un patrimoine. Mais l’Etat ne se soucie guère de préserver ces acquis. Et partant de tout cela, je me dis que la Guinée est un pays de rendez-vous manqués», dénonce-t-il, avant de conclure :
«Récemment, on a vendu le téléphone qu’Hitler utilisait pour appeler. Il a été vendu à coût de millions de dollars. Et si les allemands ne prenaient pas soin de cela, aujourd’hui, ça n’allait mobiliser tout ce fonds. Les sites touristiques qui existent, on doit les restaurer et les préserver au bénéfice du pays».
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