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Crise politique, insécurité : ces mots qui inquiètent l’OGDH

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Depuis la publication du chronogramme électoral par la Commission électorale, la crise politique guinéenne a connu un nouvel essor.

L’opposition estime qu’il fallait organiser des communales et communales, comme cela a été dit lors des accords du 3 juillet 2013, avant la présidentielle. Car inverser l’ordre de ces élections, comme c’est le cas actuellement, ce serait tenter de tricher lors du scrutin présidentiel avec des délégations spéciales installées par le pouvoir. A cela, il faut ajouter l’insécurité généralisée dans laquelle vit le pays.

Dans une déclaration dont GUINEE360 détient copie, l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme et du citoyen (OGDH), s’est dit très préoccupée par cette situation. Car, les meurtres de Mme Aissatou Boiro, Paul Temple Cole, Mohamed Ghuissein, le Commissaire Amara Bangoura, Thierno Aliou Diaouné, Amadou Oury Diallo, etc. restent toujours impunis. Ou encore l’attaque que vient de subir le porte-parole de l’opposition, Aboubacar Sylla.

« Tous ces faits s’analysent en violation grave des droits fondamentaux de l’homme, notamment le droit à la liberté, le droit à l’intégrité physique, le droit à la vie, le droit à la propriété. Ce sont là autant des droits reconnus et protégés par des textes nationaux, sous-régionaux et universels dont la Guinée et qu’elle a, de par ses engagements, le devoir de respecter et de faire respecter », a souligné l’OGDH.

Parlant de la crise actuelle, l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme et du citoyen estime qu’ «aussi longtemps que le fil du dialogue entre le pouvoir et l’opposition ne sera pas renoué et que force n’aura pas été donnée à la loi, les crises politiques persisteront. L’exécutif et l’ensemble des institutions républicaines doivent avoir à l’esprit que les accords et lois valent que par le sérieux que les hommes chargés de les mettre en œuvre leur accordent. »

Pour donc arriver cette fin souhaitée, l’OGDG invite le président de la République, la société civile, la communauté internationale, à jouer leurs rôles afin que la Guinée sorte de cette turpitude. Elle a également invité les acteurs politiques du pays à privilégier les moyens légaux et le dialogue  politique chaque fois qu’ils le peuvent et lutter pour le respect des principes fondamentaux de la République.

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