
Depuis la réouverture de la frontière avec la Guinée Conakry, l’infirmier chef de poste de Sante de Dindéfélo dit être sur le qui-vive en prenant toutes les mesures préventives à l’encontre de l’épidémie à virus Ebola qui a déjà fait plusieurs morts dans ce pays frontalier au Sénégal.
Celles-ci se justifient entre autres par les visites à domicile pour sensibiliser les populations ou par des mobilisations sociales au cours desquelles des mesures d’hygiène sont appelées à être prises. Inquiet par les ravages de cette épidémie qui sévit dans la sous-région, M.Badji de se soucier: « Nous nourrissons une peur bleue depuis qu’on a entendu la réouverture des frontières car nous sommes les premiers exposés ». Composés de plus d’une vingtaine de localités, les villages de Dindéfélo sont difficiles d’accès. Parlant de ce phénomène qui freine la couverture sanitaire totale des populations, l’infirmier chef de Poste se désole que « beaucoup de femmes manquent leur rendez-vous, faute d’infrastructures routières adéquates ». Abondant dans le même sens l’ICP a attiré l’attention des autorités centrales du manque terrible de médicaments au niveau du dispensaire. Il a à cet effet lancé un appel à l’Etat, à l’ensemble des bailleurs et partenaires à venir en aide aux populations.
Aujourd’hui, âgé d’une cinquantaine d’années, docteur Badji comme l’appellent affectueusement les populations est l’infirmier chef de poste de la commune de Dindéfélo. Il y exerce ce métier depuis le 28 Novembre 1982 et se dit fier de mener ce combat contre Ebola avec l’aide des populations qui selon lui « doivent être les premières sentinelles pour éradiquer cette pathologie ».
Source: SUDESTINFO
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