
Un dernier hommage a été rendu ce lundi 9 février à Conakry à l’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports.
Le corps de Thierno Aliou Diaouné, qui était jusque là le coordinateur national du Fonds de consolidation de la paix (PBF) en Guinée. Assassiné par des hommes armés en tenue militaire le vendredi dernier, son corps a été exposé ce lundi dans la salle du congrès du palais du peuple.
Des membres du gouvernement, des proches collaborateurs du défunt, les membres de sa famille, et autres, ont rendu un dernier hommage à cette victime de l’insécurité.
Pour Dr Dansa Kourouma, président du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG), les meurtriers de Thierno seront arrêtés : «Diaouné tu n’es pas mort mais tu a été arraché brutalement par des lâches incrédule qui ne connaissaient pas ta valeur. Si non, leur cible devrait être les commanditaires. Diaouné, tes meurtriers ne partiront pas loin. Ton âme les rattrapera. Le conseil national des organisations de la société civile et toutes les plateformes de la société civile te promette de poursuivre ton combat et parachever tes œuvres pour l’émergence d’une citoyenneté dynamique et vertueuse.»
De son côté, Séraphine Wakana, représentante des Nations Unies en Guinée, a dit que la mort de Diaouné est une grande perte pour son institution : «Le départ de Thierno est une perte immense pour le système des Nations Unies. Dans les couloirs du bureau des Nation Unies, pour la consolidation de la paix à New York, le nom de Thierno était le plus cité comme référence. Il avait plein d’idées à opérationnaliser, afin que les prochaines élections se déroulent dans les meilleures conditions.»
Le gouvernement jure de retrouver les coupables de cet assassinat crapuleux d’un haut cadre du pays.
« Au nom du Gouvernement, nous prenons l’engagement de retrouver et punir les coupables de ce crime sans nom », a promis le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi jeune, Moustapha Naité.
Thierno Aliou Diaouné n’est pas le seul à être victime de l’insécurité à Conakry. On se souvient encore de l’assassinat d’Amadou Sadio Diallo dit Sader, chez lui en 2009. C’était un responsable au ministère de la Jeunesse. Ou encore de celui d’El hadj Amadou Oury Diallo, président de la Section motards de l’UFDG. Mais jamais une enquête n’a pu aboutir à l’arrestation de ces personnalités du pays.
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