
En une semaine, onze personnes sont décédées suite au paludisme à Fria, au nord est de Conakry. Mis les citoyens, au lieu d’utiliser les moustiquaires qui leur sont offertes gratuitement dans leurs chambres, ils les utilisent dans les jardins potagers.
Difficile à croire, mais c’est pourtant vrai. A Fria, les moustiquaires servent de protection des jardins potagers contre les ruminants. Offertes gratuitement par le projet « Stop palu », ces moustiquaires devaient protéger les citoyens des moustiques.
“Vraiment quand j’ai vu les citoyens utiliser les moustiquaires comme clôture de leurs potagers, au lieu de les suspendre dans les chambres afin de se protéger des moustiques, j’étais sidéré. Aussitôt informé par l’autorité, j’ai pris mon bâton de pèlerin pour sillonner tout le quartier et demander d’arracher ces moustiquaires. Je continuerai ce combat pour que cette pratique s’arrête et je demande aussi à mes collègues de faire autant pour qu’il n’y ait plus de décès lié au paludisme”, a déclaré le chef de quartier de Katourou 1 école au micro de nos confrères de Guinéenews.
A une semaine, selon Ibrahima Keita, conseiller communal de Fria, 11 cas de décès liés au paludisme ont été enregistrés dans la cité de l’alumine : « Nous avons constaté avec regret que certains de nos concitoyens utilisent les moustiquaires comme clôture pour les jardins potagers au lieu de les utiliser pour se protéger des moustiques. En une semaine on a enregistré 11 cas de décès des suites de paludisme dans notre commune. »
Pour obliger les citoyens à abandonner cette pratique, des mesures ont été prises par la mairie. « Suite à cette situation, nous, autorités, avons pris des dispositions. D’abord, nous avons fait des campagnes de sensibilisation et maintenant nous sommes au stade de la répression. Dès après cette rencontre, une équipe conjointe sous l’œil vigilant des agents de la police communale, sera mise en place pour sillonner les quartiers et arracher les moustiquaires autours de ces potagers. En cas de réticence, les propriétaires de ces potagers se verront interpellés et payeront une amende de 150.000 GNF», a expliqué Ibrahima Keita.
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