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Chronique – Fête des femmes le 08 mars : «oui, marche !»

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Ce fut vers les années 70 que sonna le réveil du «deuxième sexe» qui ébranla l’ordre de toutes les sociétés occidentales, pour amener les femmes à s’affirmer là où se décidait le sort du monde.

«S’imposer ou disparaitre», disaient-elles, parce qu’«on ne nait pas femme, on le devient», décréta la pionnière Simone de Beauvoir. Le reste n’était point pour une question de féminisme, mais de démocratie civilisée forgée dans le cadre d’une société consciente et progressiste.

Dans la marche des femmes, l’Europe a ses héroïnes, l’Asie, ses symboles féminins, l’Afrique, ses femmes prodiges. Les religions ont aussi leurs Saintes, silos inépuisables de vertus.

Le combat qui a abouti à la Journée du 08 mars, choisie par la Communauté internationale pour adouber la femme, ne fut pourtant pas facile, surtout en Afrique, à cause de l’hégémonie de l’homme et de la conception masculine des valeurs.

Mais le monde a bougé et la démocratie trace les destins des peuples. Ce n’est plus le temps où, se révoltait Mariama Ba, les femmes avaient le même destin que des lois religieuses et des législations abusives ont cimenté.

La démocratie a imposé le nivellement des races et l’arasement des sexes. On ne devient plus ce qu’on est, selon qu’on est femme ou homme. Au contraire, les femmes ont montré que le génie humain est universel et le courage, planétaire. D’ailleurs, n’a-t-il pas fallu, dans l’histoire, une intrépidité pour affronter le feu, comme le firent Jeanne d’Arc, Béatrice du Congo et Yacine Boubou  et Fatim Yamar Khourayaye, mère de Ndatté Yalla et Dieumbeut Mbodji, à Nder?

Sokhna Diarra, Sokhna Fawade Wélé, Sokhna Coumba Ndoye, Sokhna Aissatou Diankha, mères des Saints, n’ont jamais bénéficié de philanthropie masculine pour imposer leur foi, leur loi et leur moi. Elles ont tout obtenu d’elles-mêmes et leurs noms sont inscrits dans le marbre de l’Histoire.

Les pionnières n’ont pas attendu la parité pour émerger et émarger dans les espaces où l’égoïsme mâle domine. Elles ont mené des combats épiques, sans attendre une loi qui, dans certains milieux politiques et institutionnels, impose le sexe et non la compétence.

La Femme n’est plus, aujourd’hui, claquemurée dans le maintien de la cohésion sociale, sous la forme de besognes subalternes par la subordination et la soumission. Comme l’homme, elle est aussi un grenier de force, d’intelligence et de valeurs. Que la femme accède à certains niveaux de responsabilité ou à certaines fonctions n’est pratiquement plus un événement. Le Sénégal a eu deux femmes Premier ministre. Le Libéria a son Élaine Shearlef Johnson. Catherine Samba-Panza a présidé aux destinées d’une Centrafrique en guerre civile. Israël a connu Golda Meir. Les Usa ont eu leur Hilary Clinton. Christine Lagarde dirige le Fmi. Et la liste est longue.

Il reste à mener une politique non sexiste pour mettre toutes les citoyennes et tous les citoyens sur de bonnes orbites. Une politique d’émergence économique donnerait à tous, sans exception, les moyens de vivre dignement. Le 08 mars est une aubaine de réflexion où il ne faudrait point se limiter aux discours et aux hymnes à la Femme, mais lui dire : «Oui, marche !», au moyen d’une politique d’avant-garde.

Le Piroguier

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