
L’ancien ministre de la Jeunesse, Thierno Aliou Diaouné, a été tué vendredi 6 février en haute banlieue.
Selon des témoins, les présumés bandits l’ont tiré dessus pendant qu’il était dans son véhicule. Quand ils sont arrivés, ils l’ont tiré sur les pieds puis l’ont jeté, avant de s’enfuir avec le véhicule. Aucun des numéros verts des services de sécurité n’a pu passer, souligne un de ceux qui l’ont envoyé à l’hôpital sino-guinéen où il a rendu l’âme.
Le porte-parole de la gendarmerie, joint par certains confrères, parle d’ ‘’un règlement de comptes’’, faisant savoir que le défunt était filé depuis la journée.
A la suite de cet assassinat crapuleux, le président de la République a ordonné l’ouverture d’une enquête pour traquer les meurtriers afin de les traduire en justice. Mais la grande question que beaucoup se posent c’est celle de savoir si effectivement cette enquête produira des effets escomptés. Car ce n’est pas la première fois que des hauts responsables de ce pays sont assassinés en pleine circulation dans ce pays. Mais il n’y a jamais eu des condamnations.
Le 9 novembre 2012, également un vendredi, Mme Aissatou Boiro, Directrice générale du Trésor public, à l’époque, a été assassinée à Kipé aux environs de 20h. A l’époque, le gouvernement avait annoncé l’ouverture d’une enquête sur cet assassinat.
Mais cela fait plus de deux ans, que les meurtriers de cette pauvre dame courent. Si encore le même gouvernement dit qu’une enquête se fera, les Guinéens se demandent s’il y aura justice cette fois-ci.

