
La page d’Abdourahamane Baldé, président du parlement des jeunes leaders de la société civile jusqu’au 29 octobre 2016, date de sa destitution, est tournée. Un nouveau bureau a été mis en place dimanche 6 novembre à Conakry.
Le président élu, Mamadou Billo Bah, a estimé, peu après son élection, que la destitution d’Abdourahamane Baldé est un modèle de démocratie : « Nous avons destitué un président. C’est un modèle de démocratie. Malgré qu’il soit membre fondateur de l’organisation, lorsque l’Assemblée générale a estimé qu’elle est l’organe suprême chargé de diriger l’organisation et constatant l’irresponsabilité du président, elle a décidé de le débarquer afin de prendre son destin en main. Le combat qu’on a engagé, c’est une manière pour nous de donner une leçon à toutes les organisations de la société civile dans lesquelles parfois, des présidents fondateurs se considèrent propriétaires de l’idée qu’ils ont eu à émettre malgré qu’il y a des jeunes leaders qui les ont accompagnés. »
Quant au secrétaire chargé des relations extérieures, il fait savoir que la page d’Abdourahamane Baldé est désormais tournée : «Jusqu’à présent, Abdourahamane Baldé est membre du parlement. S’il se sent libre, s’il a la volonté de venir travailler avec nous pour les mêmes causes que nous avons défendues depuis le début, la porte est grandement ouverte. Mais ce que nous disons à l’opinion nationale et internationale, c’est que la page d’Abdourahamane Baldé est tournée dans ce parlement. Il est simple membre. Il peut venir assister à nos réunions, à nos activités.»
Il faut rappeler que c’est lors d’une réunion tenue le 29 octobre 2016 à Lanbandji qu’Abdourahamane Baldé, jusque là président du parlement des jeunes leaders, a été destitué pour « harcèlements sexuels, détournements et mauvaise gestion. »
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