
En grève depuis mardi 3 octobre, les gardes pénitentiaires ont finalement obtenu de leur hiérarchie une satisfaction en partie de leurs revendications.
Dans le mot d’ordre de grève, il était prévu « un débrayage jusqu’à la satisfaction totale des revendications » portant essentiellement sur l’amélioration des conditions de vie et de travail.
Des négociations avaient été engagées entre les grévistes d’une part, et d’autre part, la Direction de l’administration pénitentiaire, la Direction nationale des affaires criminelles et de grâce ainsi que la Direction nationale des affaires civiles et des sceaux.
Le ministre de la Justice, Me Cheick Sako, était quant à lui représenté par son secrétaire général. Une entente a été donc trouvée entre les deux parties hier vendredi 6 octobre 2017 à 22h suspendant ainsi la grève.
Les autorités se sont engagées à satisfaire, dans un bref délai, les revendications portant sur le ravitaillement. Pour ce qui est de l’attribution des grades, la vulgarisation et l’application du statut particulier du personnel pénitentiaire ainsi que la mise à la disposition des établissements pénitentiaires de moyens logistiques (équipements, mobiliers de bureau et engins roulant), le ministère de la Justice a demandé un délai supplémentaire pour prendre ses dispositions.
La grève des gardes pénitentiaires avaient paralysé les audiences dans les tribunaux qui n’ont pu se tenir depuis mardi 3 octobre.

