
A l’occasion du sommet des BRICS où il a pris part en tant que président en exercice de l’Union africaine, Alpha Condé a obtenu la signature d’un accord de partenariat avec Pékin sur 20 ans avec un financement de 20 milliards Usd en contrepartie de l’exploitation des ressources minières guinéennes.
Face à la satisfaction suscitée par l’accord au sein de la mouvance présidentielle, le chef de file de l’opposition appelle à la ‘‘vigilance’’. «Je n’ai pas d’éléments de réponse dans la mesure où je n’ai pas encore le document signé(…). Ce qu’on sait c’est qu’on a beaucoup des mines et nous détenons 27% de réserve mondiale de bauxite et dont la moitié à une teneur de plus de 50%, ce qui est exceptionnel. La chine détient beaucoup d’industries d’alumine et d’aluminium. Elle produit 57% c’est ce qui fait qu’elle a besoin de notre mine. Il est extrêmement important d’être vigilant et de lire les documents pour voir qu’est-ce qu’on donne et qu’est-ce qu’on reçoit».
Pour Cellou Dalein Diallo, il y a des raisons de douter sur la nature du document signé. «Est-ce que c’est une convention de financement? Est-ce que c’est un accord-cadre? Parce que chacun de ce document à une valeur. Je ne connais pas quelle est la contrepartie. Est-ce que ce sont des prêts? Est-ce que ce sont des achats parce qu’on a parlé d’infrastructures contre des matières premières? Il faut qu’on ait des éléments pour apprécier, mais à ce stade on n’en a pas».
Abdoul Malick Diallo
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