Plus de sept mois après le coup d’État du 26 novembre 2025, qui a conduit à la fin du mandat du président Umaro Sissoco Embaló, les autorités de transition en Guinée-Bissau ont annoncé la tenue d’un référendum constitutionnel le 30 août prochain.
La convocation du scrutin a été officialisée par un décret signé par le président de la transition, le général Horta Ntam, et publié lundi 6 juillet.
Cette consultation populaire fait suite à une révision constitutionnelle adoptée en janvier 2026 à l’unanimité par l’organe législatif transitoire mis en place par la junte. Le projet prévoit une modification profonde du système institutionnel du pays.
En cas de victoire du « Oui », la Guinée-Bissau abandonnerait son régime parlementaire actuel au profit d’un régime présidentiel, accordant davantage de pouvoirs au chef de l’État.
Ce référendum constitue une étape majeure dans le processus de transition engagé depuis la prise du pouvoir par l’armée, mais il suscite également des interrogations sur l’avenir démocratique du pays et sur le respect des engagements pris en faveur d’un retour à l’ordre constitutionnel.

